Accueil   arguSanté 

Rechercher

Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

A savoir

Jusqu’au 21 décembre

Itinérance 2017. Cette exposition présente, à l’Académie des beaux-arts, le travail des artistes de l’Académie de France à Madrid : Anaïs Boudot, Nathalie Bourdeux, Elise Eeraerts , Ana Maria Gomes Nino Laisné, Baktash Sarang, Giorgio Silvestrini, Keen Souhlal, Benjamin Testa, Marianne Wasowska, Alejandro Ramírez Ariza, Ernesto Casero. En savoir plus : www.academie-des-beaux-arts.fr.

Votre santé mérite des arguments scientifiques

Les antennes de téléphonie mobile : pourquoi elles ne sont pas dangereuses pour la santé

Date de parution :

lundi 27 février 2012

Auteur(s) de cette publication :

André Aurengo est ancien élève de l’Ecole Polytechnique, ancien Interne des Hôpitaux de Paris, Docteur en médecine, Docteur es sciences physiques. Chef du service de médecine nucléaire du Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière (Paris). Professeur de Biophysique (Faculté de Médecine Pierre & Marie Curie). Membre de l’Académie nationale de Médecine. Ancien président du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France, ancien Membre du Haut Conseil de la Santé Publique. Ancien membre bénévole du conseil scientifique de Bouygues Télécom. Ancien administrateur d’EDF ; président du Conseil médical d’EDF.

Anne Perrin est Docteur en biologie moléculaire et cellulaire, diplômée en philosophie (master culture et santé) et habilitée à diriger les recherches. Chef de projet à l’Institut de Recherches Biomédicales des Armées-antenne CRSSA, à Grenoble, depuis 1994. Présidente de la section Rayonnements non ionisants de la Société Française de Radioprotection (SFRP) et présidente de la commission K, « Electromagnétisme en biologie et en médecine », de l’Union Radio-Scientifique Internationale URSI-France. Expert auprès de l’AFSSET pour la réalisation du rapport sur les radiofréquences paru en 2009 et auprès de l’ANSES dans le vivier d’experts sur le sujet.

Notez cette émission :

La presse rapporte presque chaque jour des difficultés rencontrées avec l’implantation d’antennes de téléphonie mobile ou le renouvellement d’antennes existantes. Au nom du principe de précaution, ou de “troubles à l’ordre public”, des riverains se mobilisent pour demander l’arrêt d’une implantation ou le démontage d’une antenne existante.

Ces conflits sont parfois difficiles à gérer par les élus locaux, partagés entre la nécessaire couverture du territoire par le champ des antennes permettant à tout le monde de téléphoner à sa guise et les revendications de riverains qui font état de dangers pour leur santé et celle de leurs enfants. Ces inquiétudes sont compréhensibles si l’on considère le brouhaha médiatique qui entoure le sujet et sa complexité. Dans ce contexte, il est important de rester factuel en s’appuyant sur l’état des connaissances.

En France, et dans le monde, l’objectif de sécurité sanitaire a motivé de nombreuses recherches scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires des ondes électromagnétiques utilisées pour les technologies de communications sans fil, appelées radiofréquences. Ce n’est pas aux scientifiques de gérer les questions de société qui entourent les applications de communication sans fil. En revanche, ils peuvent aider les citoyens et leurs élus à prendre leurs décisions en les informant sur l’état actuel des connaissances scientifiques afin que chacun puisse juger en connaissance de cause.

Ce texte vise à faire le point sur des arguments avancés à propos des antennes relais et répondre aux questions les plus fréquemment posées :



Argumentaire (Cliquez sur le point qui vous intéresse)



Sommaire



1. “En France le danger de l’émission des antennes n’est pas reconnu par les instances officielles”



2. “Les radiofréquences émises par les antennes sont dangereuses”



3. “L’émission des antennes entraîne des effets thermiques, c’est à dire par échauffement”



4. “L’émission des antennes a des effets non thermiques, c’est à dire non dus à un échauffement”



5. “Le rapport 2009 de l’AFSSET fait état d’un risque pour la santé d’après des études qui montrent des effets biologiques des radiofréquences”



6. “Les antennes émettent aussi des très basses fréquences considérées comme cancérigènes”



7. “L’émission des antennes peut abîmer les chromosomes et ainsi favoriser la survenue d’un cancer”



8. “Le rapport Bioinitiative montre clairement les effets des portables et des antennes sur la santé”



9. “L’émission des antennes est considérée comme probablement cancérigène par l’OMS”



10. “L’émission des antennes génère des troubles qui peuvent être graves chez certaines personnes”



11. “Réduire le champ émis par les antennes à 0,6 V/m est justifié scientifiquement”



12. “Les effets des ondes électromagnétiques sur le corps humain ne sont pas bien connus”



13. “On ne peut donner aucune garantie de risque zéro à long terme”



14. “La justice donne en général raison aux riverains qui demandent le démontage ou l’abandon d’un projet d’antenne”



15. “Il faut appliquer aux antennes le principe de précaution”







1. « En France le danger de l’émission des antennes n’est pas reconnu par les instances officielles »



Cette affirmation sous-entend que le danger existe et/ou qu’il est reconnu dans d’autres pays. Les instances officielles s’appuient sur les conclusions des rapports d’experts et les avis des agences sanitaires qui ont pour seul rôle d’évaluer le risque, en aucun cas de prendre des décisions qui reviennent aux politiques.

Pour évaluer le risque, des expertises collectives, au cours desquelles toute la littérature scientifique disponible est analysée, sont conduites régulièrement par des groupes de spécialistes du domaine. Pour être considéré comme existant vraiment, un effet sur la santé ou biologique doit être démontré de façon incontestable, on parle alors d’effet avéré. Seuls les effets avérés peuvent servir à établir les valeurs limites d’exposition réglementaires.

Les études scientifiques qui visent à établir des effets des ondes électromagnétiques sont délicates à conduire. Elles requièrent des compétences à la fois en physique et en biologie et/ou médecine nécessitant des collaborations entre équipes de chercheurs. Une étude isolée ne permet pas de conclusion solide, de nombreux “effets” ayant été décrits puis infirmés car non reproductibles. On ne parle d’effet avéré que lorsqu’un ensemble de résultats cohérents entre eux montrent l’existence d’un effet biologique ou d’un effet sur la santé. L’évaluation du risque ne peut reposer que sur des expériences dont la méthodologie est validée (selon des critères de qualité) et qui peuvent être reproduites non seulement par les auteurs de l’étude mais aussi par d’autres équipes de chercheurs. Elles doivent avoir été publiées dans des revues scientifiques, même si ce n’est plus aujourd’hui un gage imparable de qualité. A l’heure actuelle, il y a encore beaucoup d’études dont la méthodologie est incorrecte et qui la plupart du temps rapportent des effets (résultat « positif ») non reproductibles par d’autres équipes.

Les effets avérés des ondes radiofréquences sont dits “thermiques” car ils sont provoqués par l’échauffement dû à l’exposition aux ondes quand la puissance absorbée par la matière est suffisante. La réglementation vise à éviter que de tels effets puissent se produire, y compris dans les conditions les plus défavorables et pour les populations les plus vulnérables (enfants, personnes âgées…). C’est la raison pour laquelle les puissances autorisées pour les émetteurs de radiofréquences sont limitées.

Les études scientifiques et les expertises conduites depuis une vingtaine d’années visent à rechercher s’il existe des effets “non thermiques”, qui surviendraient en l’absence d’échauffement significatif, notamment en dessous des seuils réglementaires en vigueur.



Retour au sommaire



2. « Les radiofréquences émises par les antennes sont dangereuses ».



Depuis une vingtaine d’années, de nombreuses études, expérimentales sur des cultures cellulaires, des animaux et des humains volontaires ainsi que des études épidémiologiques ont été conduites pour examiner les effets des radiofréquences. La plupart portent sur des expositions de type téléphonie mobile. Une telle démarche de recherche est normale s’agissant d’une technologie appelée à une très large diffusion.
Toutes les études publiées sont analysées régulièrement afin d’évaluer les risques sanitaires éventuels des radiofréquences au cours d’expertises collectives. Celle de l’AFSSET [1] notamment, publiée en octobre 2009 conclut qu’aucune preuve de la dangerosité des ondes émises par les antennes relais, les téléphones portables et tout autre émetteur respectant les limites réglementaires en vigueur n’a été apportée ; le rapport est disponible français [2].

Les antennes relais émettent des radiofréquences qui conduisent à un très faible niveau d’exposition des personnes en terme de puissance absorbée par unité de masse (“Débit d’Absorption Spécifique” ou DAS en watt/kilogramme : W/kg). Celle-ci est 10 000 à 100 000 fois moins élevé au niveau de la tête que l’exposition engendrée par le téléphone portable lui-même. C’est donc essentiellement l’usage du téléphone mobile (émetteur-récepteur) qui a été à l’origine des recherches sur les radiofréquences, compte tenu du grand nombre de personnes qui l’utilisent et de sa proximité avec la tête qui représentait une situation nouvelle.



Retour au sommaire



3. « L’émission des antennes entraîne des effets thermiques, c’est à dire par échauffement »



Dans la gamme des radiofréquences, les champs électromagnétiques ont un effet bien connu : l’échauffement, par absorption d’une partie de la puissance émise. Si la puissance absorbée est négligeable, l’échauffement le sera également et on ne devrait observer aucun effet. C’est pourquoi il existe une réglementation qui limite la puissance autorisée pour les systèmes de communications sans fil. Les seuils réglementaires utilisés aujourd’hui en France [3] sont précisés pour chaque gamme de fréquences [4]. Pour les antennes de téléphonie mobile, ils valent respectivement 41 volt/mètre (V/m) (GSM 900 mégahertz : MHz), 58 V/m (GSM 1800 MHz) et 61 V/m (UMTS 2100 MHz et Wifi à 2400 MHz). Une marge de sécurité importante a été prise et aucun effet n’est susceptible d’apparaître à partir de ces valeurs.

Dans le champ d’une antenne, les niveaux mesurés excèdent rarement 1 V/m. Dans quelques points du territoire, ils peuvent atteindre 4 V/m, ce qui est très largement en dessous des limites réglementaires en vigueur et ne risque pas d’entraîner d’effet thermique.



Retour au sommaire



4. « L’émission des antennes a des effets non thermiques, c’est à dire non dus à un échauffement ».



La recherche d’éventuels effets “non thermiques”, c’est-à-dire qui surviendraient en l’absence d’échauffement significatif, a fait l’objet de centaines de publications scientifiques. C’est d’ailleurs le principal sujet de recherche sur les risques des radiofréquences puisque les effets thermiques qui apparaissent à partir d’un certain niveau d’exposition sont connus depuis longtemps et que la réglementation en vigueur permet justement de les éviter.

Rappelons que les expériences conduites sont délicates et exigent des connaissances en physique et biophysique des ondes, et en biologie. Trois conditions sont nécessaires pour valider les résultats d’une étude : la maîtrise des conditions d’exposition aux radiofréquences, la maîtrise des effets biologiques recherchés, la réplication de l’expérience par une autre équipe avec obtention des mêmes résultats. Les auteurs de l’étude doivent bien sûr être à même d’obtenir eux-mêmes deux fois le même résultat, ce qui n’est pas toujours le cas. Il n’est donc pas possible d’argumenter en s’appuyant uniquement sur quelques études choisies sans tenir compte de l’ensemble des données disponibles.

Aucun effet biologique non thermique répondant à ces trois conditions n’a été observé à ce jour, ni aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pourraient avoir un effet nocif sur la santé en dessous des seuils réglementaires. Pour cette raison, la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants [5] (ICNIRP), qui entretient une veille bibliographique permanente sur le sujet et émet les lignes directrices reprises dans une Recommandation Européenne [6], n’a pas trouvé d’argument scientifique susceptible d’entraîner une modification des limites fixées pour les radiofréquences depuis 1998 [7].



Retour au sommaire



5. « Le rapport 2009 de l’AFSSET fait état d’un risque pour la santé d’après des études qui montrent des effets biologiques des radiofréquences ».



En 2009, l’AFFSET a publié un rapport d’expertise collective de 500 pages sur les radiofréquences [8]. Après analyse détaillée de l’ensemble des études publiées depuis 2005 et compte tenu des connaissances antérieures, il conclut « Les données issues de la recherche expérimentale disponibles n’indiquent pas d’effets sanitaires à court terme ni à long terme de l’exposition aux radiofréquences. Les données épidémiologiques n’indiquent pas non plus d’effets à court terme de l’exposition aux radiofréquences. Des interrogations demeurent pour les effets à long terme, même si aucun mécanisme biologique analysé ne plaide actuellement en faveur de cette hypothèse ».

Une dizaine d’études faisant état d’effets ponctuels et conduites correctement devront être reproduites, mais un nombre important d’études de qualité ne rapportant pas d’effets a conduit l’AFSSET à conclure que le niveau de preuve est insuffisant pour retenir des effets délétères pour la santé. Ces études, ne constituent pas un « signal d’alerte » car elles ne convergent pas vers un effet cohérent. Toute suspicion d’un effet biologique potentiellement néfaste pour la santé à des niveaux d’expositions rencontrés au quotidien aurait donné lieu à des recommandations spécifiques de précaution, même en l’attente de réplication.

Le rapport précise entre autre que la valeur limite d’exposition à 0,6 V/m, souvent citée, ne repose sur aucune base scientifique. Les experts ont également analysé les aspects sociétaux de la perception du risque et de la controverse publique, la réglementation dans différents pays et ont abordé la question judiciaire.

Une phrase couramment rapportée est en réalité extraite du communiqué de presse diffusé par l’agence (et non par les experts) lors de la restitution du rapport, dans un contexte médiatique et politique : « Le rapport de l’Afsset met en évidence l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables ». Elle est à tort souvent présentée comme la conclusion du rapport d’expertise.

Les trois Académies de médecine, des sciences et des technologies [9] ont donc répondu, au nom de la défense des scientifiques, par une « mise au point » qui précise :

« Pour l’analyse des publications sur les effets biologiques éventuels, la démarche exemplaire des auteurs du rapport doit être rappelée : ils ont appliqué aux 226 publications récentes sur les effets biologiques des radiofréquences qu’ils ont analysés une première sélection, fondée sur la qualité méthodologique des aspects physiques (exposition aux radiofréquences) et biologiques (effet recherché, protocole, etc.). Cette première sélection n’a retenu que 97 études, dont 86 ne montrent pas d’effet et 11 en rapportent.

Ces 11 études rapportant un effet n’ont pas été validées. En effet, aucune d’entre elles n’a été répliquée alors qu’un critère essentiel de validation scientifique demeure la réplication de la même expérience par d’autres équipes avec l’obtention des mêmes résultats : Les conclusions du groupe de travail sont donc fondées sur des résultats de travaux rigoureux et sur la concordance de ces résultats obtenus par plusieurs études différentes (rapport Afsset p 24). Plusieurs sont en contradiction avec d’autres études. Les effets rapportés n’ont été observés qu’à des niveaux d’exposition (DAS) 5 000 à 30 000 fois plus élevés que ceux créés par la quasi- totalité des antennes relais. »



Retour au sommaire



6. « Les antennes émettent aussi des très basses fréquences considérées comme cancérigènes ».



D’une part, les champs d’extrêmement basse fréquence ne sont pas « cancérigènes » mais « possiblement cancérigènes » (2B) dans le classement du CIRC, comme beaucoup d’autres facteurs de risque qui ont été étudiés et pour lesquels les éléments de preuves sont limités et non cohérents.

D’autre part, les antennes proprement dites ne consomment pas de courant électrique basse fréquence (50 Hz), ce sont des équipements passifs. Les équipements électriques et électroniques utilisent le 50 Hz et ils sont placés parfois sur les toits parfois au pied des mâts, parfois à la cave.

Ces équipements sont reliés à l’antenne via un câble qui transporte l’énergie radiofréquence qui va être rayonnée par l’antenne. Autour de l’antenne il n’y a donc pas de basse fréquence. En revanche, elles sont présentes autour de certains équipements comme autour des récepteurs TV.

Par ailleurs, la modulation ne crée pas de basse fréquence [10] comme cela est souvent évoqué. Cette modulation va simplement créer un élargissement du spectre émis. Si on met un analyseur de spectre près d’une antenne relais aucune basse fréquence ne sera détectée.

Près d’un téléphone portable, le fait que l’amplificateur fasse appel à la batterie à chaque impulsion va générer des courants basse fréquence ; il y a donc près du téléphone des champs magnétiques basse fréquence, de fréquence 217 Hz d’amplitude très faible qui disparaissent quasiment à quelques centimètres [11] du téléphone.



Retour au sommaire



7. « L’émission des antennes peut abîmer les chromosomes et ainsi favoriser la survenue d’un cancer ».



La possibilité d’abîmer les chromosomes est une question importante car un tel effet pourrait conduire l’organisme à réparer un chromosome lésé, avec éventuellement des erreurs de réparation appelées “mutations” qui peuvent être une étape dans la survenue d’un cancer. Cette possibilité dépend de la fréquence de l’émission. En effet, il s’agit d’un effet qui nécessite que les photons (particules) associées à l’onde électromagnétique aient, individuellement, une énergie suffisante. Si ce n’est pas le cas, un tel effet est tout simplement impossible.
Examinons les énergies en jeu. On les exprime en “électron volts [12]” notés eV.

Arracher un électron à une molécule d’eau nécessite environ 13,6 eV [13]. Dans un chromosome, casser une liaison entre deux atomes nécessite une énergie minimale de 1 eV et casser une des liaisons électrostatiques [14] qui donne sa forme à la molécule d’ADN nécessite une énergie minimale de 0,1 eV.

Pour un champ électromagnétique, l’énergie quantique des photons est proportionnelle à la fréquence [15]. Pour une émission à 1000 MHz, l’énergie quantique est de 0,000004 eV. Donc un tel effet est a priori impossible. Cette impossibilité a été maintes fois vérifiée expérimentalement. Aucune expérience méthodologiquement validée et reproductible n’a montré d’altération des chromosomes pour de telles fréquences, pour des niveaux d’exposition correspondants à la puissance d’émission des antennes ou des portables.



Deux publications sont souvent citées comme “preuves” d’un prétendu effet de lésion des chromosomes par les radiofréquences :

- L’étude de Philips [16] conduite en 1998 sur des lymphoblastes montre une diminution des lésions spontanées de l’ADN exposés pendant 2 ou 21 heures à des champs de 836 et 831 MHz, avec des puissances absorbées (DAS) de 2,4 et 2,6 mW/kg (10 fois plus qu’une antenne). Quand le DAS monte à 24 et 26 mW/kg (de l’ordre de 100 fois celui d’une antenne), les résultats sont incohérents : augmentation des lésions à 813 MHz mais diminution à 836 MHz. Notons qu’une diminution correspondrait plutôt à un effet protecteur. Les expériences de Philips ont été refaites en 2004, dans des conditions identiques, par une autre équipe qui n’a retrouvé aucune lésion de l’ADN [17] induite par les radiofréquences.

- L’étude de Diem, Schwarz et Adlkofer [18], souvent appelée étude Reflex [19], publiée en 2005 qui montrait des altérations de l’ADN de fibroblastes ou de cellules de la granulosa de rats exposés pendant 16 heures à des champs de fréquence 1800 MHz pour des DAS de 1,2 ou 2 W/kg. Ces résultats n’ont pas été retrouvés par une autre équipe allemande [20] qui a reproduit exactement les mêmes expériences dans les mêmes conditions ; ils ne sont pas cohérents avec ceux des nombreuses autres études correctement conduites publiées sur le même sujet. De forts soupçons de fraude concernant les résultats de Diem ont conduit l’Université Médicale de Vienne, Autriche, à diligenter une enquête puis à publier un communiqué exposant que « the data were not measured experimentally, but fabricated ». Fait exceptionnel, une demande ferme de retrait de la publication de 2005 de Diem a été publiée en 2010 dans Mutation Research, le journal où elle était parue [21].



Une analyse plus détaillée sur les études se rapportant aux effets sur l’ADN peut être lue dans le rapport AFSSET 2009 [22], sachant qu’aucune nouvelle étude validée n’est venue contredire les conclusions de ce rapport depuis sa parution.



Retour au sommaire



8. « Le rapport BioInitiative montre clairement les effets des portables et des antennes sur la santé ».



Le rapport BioInitiative a fait l’objet de nombreuses analyses (OMS, SCENIHR, AFSSET, etc.) qui insistent sur plusieurs points :

- Il ne s’agit pas d’une expertise collective mais de la compilation de contributions isolées ;

- « Le rapport BioInitiative doit donc être lu avec prudence : il revêt des conflits d’intérêts dans plusieurs chapitres, ne correspond pas à une expertise collective, est de qualité inégale selon les chapitres et est écrit sur un registre militant » (Rapport AFSSET 2009, page 324).
Les conflits d’intérêt soulignés sont liés aux activités professionnelles de Mme Cindy SAGE, principale contributrice du rapport et rédactrice de sa synthèse. Celle-ci est directrice d’une entreprise spécialisée dans les conseils et les installations d’aménagement de l’habitat à destination des personnes craignant les champs électromagnétiques. Les prestations proposées sont clairement exposées sur son site Internet [23].



Retour au sommaire



9. « L’émission des antennes est considérée comme probablement cancérigène par l’OMS ».



Le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS (CIRC) n’a pas classé les émissions des antennes, mais celles des portables.
Le classement des champs électromagnétiques émis par les téléphones portables comme « cancérigène possible » (2B) a été interprété et médiatisé de manière le plus souvent alarmiste. Il ne repose pas sur de nouvelles études, mais sur l’analyse, par un comité de 31 experts de 14 pays, de l’ensemble de la littérature scientifique disponible sur le sujet. En particulier, sur les résultats de l’étude épidémiologique INTERPHONE, qui rassemblait les données de 13 pays Européens et portait exclusivement sur l’usage du téléphone portable. Les auteurs n’ont pas conclu à l’existence d’un risque, sans pour autant être en mesure de l’exclure totalement. Cela en raison d’un accroissement du risque de développer un gliome trouvé pour le sous-groupe de malades ayant rapporté les temps de communication les plus longs sur une période de 10 ans (jugés peu réalistes par les auteurs eux-mêmes dans certains cas), tandis qu’un effet protecteur pour le méningiome avait été trouvé chez les utilisateurs plus récents (1 à 4 ans). Il est vraisemblable que ces effets soient dus à des biais retrouvés notamment dans les études rétrospectives de type cas-témoins, ou soient obtenus par hasard.
Ces experts ont considéré, d’après une preuve limitée (limited evidence), qu’une association positive ayant été observée entre l’exposition au téléphone portable et l’apparition de gliomes (tumeurs cérébrales), un lien de cause à effet est « possible », mais sans pouvoir exclure que cette association soit liée au hasard, à des biais ou à des facteurs de confusion [24] (autres facteurs de risque possibles), ni pouvoir apporter d’autres éléments probants qui indiqueraient l’existence d’un mécanisme biologique pouvant être à l’origine d’un cancer.

Pour les risques liés aux radiofréquences émises en milieu professionnel (radar, thermo-soudage, etc.) et dans l’environnement, par les antennes de télédiffusion, radio et téléphonie ainsi que d’autres systèmes de communication sans fil (Wifi, Bluetooth…), le niveau de preuve a été jugé insuffisant pour les classer dans cette catégorie. Cette classification ne concerne que le cancer et évalue l’état des connaissances sans quantifier un risque [25].



Retour au sommaire



10. « L’émission des antennes génère des troubles qui peuvent être graves chez certaines personnes »



A ce jour, aucun système sensoriel humain permettant de percevoir les champs émis par les antennes n’a été identifié. Il n’est donc pas très étonnant que la quasi-totalité des études sur l’électrohypersensibilité (EHS, ou “hypersensibilité électromagnétique” : HSEM ; ou encore électrosensibilité) ait montré que les sujets concernés, bien que manifestant des troubles variés en présence de dispositifs émetteurs de champs électromagnétiques, sont incapables de reconnaître si ces dispositifs émettent des ondes ou non.

En 2004, l’OMS [26] a qualifié ce syndrome « d’intolérance idiopathique environnementale » dans la mesure où les symptômes observés sont non spécifiques et retrouvés dans divers autres syndromes comme le syndrome du bâtiment malsain, l’hypersensibilité chimique multiple, etc. Le rapport 2009 de l’AFSSET concluait le chapitre sur l’EHS par : « aucune étude ne montre que l’électrohypersensibilité est due aux ondes électromagnétiques. Les études suggèrent un effet nocebo (inverse de l’effet placebo : troubles relatés résultant d’un mécanisme psychologique) et des facteurs neuropsychiques individuels » (page 308).

Toutefois, l’angoisse ou la somatisation en présence d’émetteurs de champs électromagnétiques peuvent être telles qu’elles se traduisent par des troubles bien réels, susceptibles de conduire certains à quitter leur emploi et à changer leur mode de vie jusqu’à se réfugier dans des grottes. Une prise en charge adaptée est donc justifiée.
Il est souvent entendu qu’en Suède cette pathologie est “reconnue” comme un handicap. Une prise en charge est effectivement proposée dans les cas les plus extrêmes, sans pour autant que soit reconnu un lien de causalité avec l’exposition aux champs électromagnétiques. Au contraire, dans une déclaration commune de 2009 [27], effectuée avec les autorités sanitaires danoises, finlandaises, norvégiennes et islandaises, les autorités suédoises reprennent les conclusions de l’OMS, selon lesquelles il n’y a pas de fondement scientifique permettant de relier les symptômes de l’EHS à un champ électromagnétique. S’appuyant sur les travaux convergents de l’ICNIRP (1998 [28] et 2009 [29]), de l’OMS (2005 [30] et 2006 [31] ), du SCENIHR (2009 [32]) et du Groupe indépendant d’experts de l’Autorité de Radioprotection Suédoise sur les champs électromagnétiques (2007 [33]) les autorités sanitaires nordiques concluent qu’il n’y a pour le moment aucun besoin de nouvelles recommandations visant à réduire les champs radiofréquences.

Des dispositifs ont été mis en place pour accueillir ces patients dans 24 hôpitaux dans toute la France [34] depuis février 2012.

On ne peut que déplorer que ces troubles, pouvant entraîner de graves handicaps sociaux, soient utilisés à des fins contestables, comme la vente de produits onéreux « anti-ondes », au détriment des intéressés.



Retour au sommaire



11. « Réduire le champ émis par les antennes à 0,6 V/m est justifié scientifiquement ».



Rappelons tout d’abord que la réglementation limite les champs des antennes à 41 V/m mais que 97% des mesures effectuées par l’Agence Nationale des Fréquences montrent des champs inférieurs à 4 V/m.
La demande régulière d’abaisser le seuil d’émission à 0,6 V/m a pour origine une proposition du Dr G. Oberfeld de Salzbourg, demande fondée sur une publication de 1996 [35] qui faisait état d’altérations de l’électroencéphalogramme de rats soumis à un champ électromagnétique de 500 mW/m2. Pour se prémunir contre un tel effet (le seul rapporté) il a préconisé de limiter l’émission des antennes à une puissance 500 fois plus faible, aboutissant à la valeur de 0,6 V/m. En 1996, ce seuil avait donc une réelle base scientifique. Mais en 1998 [36] puis en 2000 [37], les mêmes auteurs ont montré que l’effet qu’ils avaient décrit en 1996 n’existait pas en réalité, même pour des puissances allant jusqu’à 50 000 mW/m2.

Le rapport 2009 de l’AFSSET rappelle l’historique de cette proposition d’un seuil d’émission des antennes à 0,6 V/m dans les lieux de vie et conclut : « la demande d’abaisser les valeurs limites à 0,6 V/m n’a aucune justification scientifique » (page 340).



Retour au sommaire



12. « Les effets des ondes électromagnétiques sur le corps humain ne sont pas bien connus ».



Il est étonnant que cette allégation soit si souvent rapportée dans la presse, comme prémisse à l’invocation du principe de précaution. En effet, la physique et les effets biologiques des radiofréquences de faible puissance (comme celles émises par les antennes et les téléphones portables) ont fait l’objet d’un nombre considérable de travaux et de publications.

Le domaine scientifique de l’électromagnétisme est étudié en physique depuis très longtemps. La publication de James Clerk Maxwell, qui a donné leur assise scientifique aux champs électromagnétiques en tant qu’ondes [38], date de 1864 ; celles d’Albert Einstein et de Louis de Broglie sur leur caractère corpusculaire (flux de photons) datent de 1905 et 1924. Depuis, ce domaine de la physique a été exploré sans relâche.

Pour la santé, sur la base de données du NIH « PubMed [39] » qui compile les publications mondiales concernant la santé, une recherche sur ce thème [40] rapporte 18 177 références, ce qui est beaucoup pour un sujet « pas bien connu ».

Enfin, les effets des radiofréquences sur le corps humain ont fait l’objet de nombreuses expertises collectives internationales (OMS 2005), européennes (SCENIHR 2007) ou nationales (rapport Zmirou 2001, AFFSET 2009). Si les effets du portable sont encore parfois débattus, toutes ces expertises collectives ont conclu que les antennes de téléphonie mobile ne présentaient pas de risque pour la santé.



Retour au sommaire



13. « On ne peut donner aucune garantie de risque zéro à long terme ».



Tout d’abord rappelons que le risque et le danger sont deux notions différentes, le risque étant la probabilité de survenue d’un danger en prenant en compte l’impact de ce danger. Cela étant dit, les scientifiques ne sont pas des devins. La science ne pourra jamais prouver qu’un risque (ou toute autre chose, par exemple le Père Noël ou les fantômes) n’existe pas, pour autant cela ne signifie pas qu’il existe. Elle peut encore moins, sauf à trahir ses méthodes et ses valeurs, affirmer qu’aucun effet ne sera jamais trouvé dans le futur. La science peut en revanche se prononcer sur la crédibilité a priori d’un risque, sur l’état des connaissances et des incertitudes, sur l’importance des travaux effectués et, par des analyses critiques au cours des expertises collectives, sur la valeur des publications. En effet, tout ce qui est publié, même dans les revues scientifiques à comité de lecture, n’est pas forcément « vrai ».

Ainsi, la crédibilité a priori d’un risque est nulle dans le cas des antennes. Les expertises collectives scientifiques, diligentées par des institutions ayant toute légitimité pour le faire, ont toutes conclu à l’absence de risque des antennes du fait des très nombreuses études sur ce sujet. De plus l’exposition de la population aux radiofréquences n’est pas nouvelle dans la mesure où la radiodiffusion date du début du siècle dernier.



Retour au sommaire



14. « La justice donne en général raison aux riverains qui demandent le démontage ou l’abandon d’un projet d’antenne ».



Cette idée reçue n’entre pas dans le champ scientifique. Nous ne la citons que parce qu’elle est parfois avancée comme “preuve” de la dangerosité des ondes radiofréquences. Elle vient probablement du retentissement médiatique des cas où les opérateurs ont été condamnés et de l’absence d’information dans le cas inverse.
En réalité, les contentieux liés aux antennes sont rares (depuis le premier contentieux jusqu’à 2010, on en compte 275 en tout, pour près de 30 000 antennes installées) et les jugements sont le plus souvent favorables aux opérateurs. L’historique, compilé en 2010, retrouvait :



- 128 contentieux avec plainte au civil. Ces contentieux s’étaient alors conclus par 60 décisions favorables aux opérateurs et 10 défavorables, les autres étant en attente de décision.

- 147 contentieux (dont 111 à l’initiative des opérateurs) avec plainte au tribunal administratif. Il en est résulté 95 décisions favorables aux opérateurs et 3 défavorables, les autres étant en attente de décision.



Retour au sommaire



15. « Il faut appliquer aux antennes le principe de précaution »



Le principe de précaution s’applique en cas de situation où le risque est non avéré mais seulement suspecté. Il est donc fait pour les situations d’incertitude où un grave danger serait susceptible de survenir dans le futur. Il n’a rien à voir avec la prévention d’un risque. Rappelons qu’il apparaît dans le Droit international avec la Conférence de Rio où il fait l’objet du principe 15 dans la Déclaration de Rio signée en 1992 au sujet seulement de l’environnement : « Pour protéger l’environnement, des mesures de précaution doivent être largement appliquées par les États selon leurs capacités. En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement. »
Il est inscrit dans le Droit français en 1995 avec la Loi Barnier (Loi 95-101 du 2 février 1995, Art. L. 200-1) relative au renforcement de la protection de l’environnement qui énonce : « Les espaces, ressources et milieux naturels, les sites et paysages, les espèces animales et végétales, la diversité et les équilibres biologiques auxquels ils participent font partie du patrimoine commun de la nation.
Leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état et leur gestion sont d’intérêt général et concourent à l’objectif de développement durable qui vise à satisfaire les besoins de développement des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Elles s’inspirent, dans le cadre des lois qui en définissent la portée, des principes suivants :

- le principe de précaution, selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement à un coût économiquement acceptable. […] »

La mise en œuvre du principe de précaution ne saurait se faire en l’absence d’expertise scientifique et technique puisqu’il tient compte de l’état des connaissances et en corollaire, du degré d’incertitude. Toutefois, les scientifiques n’ont pas de légitimité particulière à s’exprimer sur l’utilisation in fine du principe de précaution qui n’est pas dans le domaine de l’évaluation mais dans celui de la gestion des risques.

En revanche, les scientifiques peuvent faire trois remarques :



- Les auteurs du rapport scientifique 2009 de l’AFFSET ont mis en garde contre un abaissement sans raison du niveau d’émission des antennes : le groupe de travail recommande de peser avec soin les conséquences d’une telle réduction, notamment : 1) en termes de multiplication du nombre des antennes ; 2) et en termes d’augmentation possible de l’exposition de la tête aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles (page 406). Dans ce cas en effet, il faudrait multiplier les antennes, chacune desservant un « territoire » plus petit qu’à présent, ce qui multiplierait les passages d’un territoire à l’autre quand on téléphone en se déplaçant. Mais quand un mobile de génération 2G (les plus répandus actuellement) passe d’un territoire à l’autre, il se met transitoirement en niveau d’émission maximale, jusqu’à ce qu’il soit « connecté » à la nouvelle antenne. D’où un risque d’augmentation de l’exposition de tous les utilisateurs de portable, lesquels constituent actuellement en France plus de 90% de la population [41].

- L’abaissement de normes réglementaires sans justification scientifique a le plus souvent un effet inquiétant sur le public alors qu’une telle démarche se voudrait rassurante. En effet, la modification de la norme existante est presque toujours interprétée comme un aveu de la dangerosité du procédé ou du produit en cause, et comme la preuve que cette dangerosité avait été dissimulée par les pouvoirs publics. La nouvelle norme n’est pas considérée comme un niveau de protection plus prudent, mais comme un seuil de dangerosité appelant des mesures encore plus contraignantes (on lit d’ailleurs que diminuer le niveau d’émission des antennes dans les lieux de vie à 0,6 V/m n’est qu’une étape avant de réclamer 0,2 V/m...). Ce cercle vicieux a été décrit et analysé par Stephen Breyer [42], juge à la Cour suprême des USA, qui lui a donné son nom.

- Actuellement, les seules personnes souffrant réellement de troubles de la santé liés à la présence d’antennes relais et autres émetteurs sont les électrohypersensibles. Pour ces personnes électrohypersensibles, justement, c’est l’information et non pas l’antenne elle-même qui paraît jouer un rôle décisif pour l’apparition des symptômes (effet nocebo). Or dans le cas actuel, on peut parler d’exposition chronique à des informations inquiétantes [43] et des mesures non justifiées prises en vertu du principe de précaution ne pourraient qu’aggraver le phénomène.



Retour au sommaire

[1] Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale et au Travail, devenue maintenant Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) suite à sa fusion avec l’AFSSA.

[2] Afsset : rapport « les Radiofréquences », octobre 2009, inclut une analyse de l’ensemble des rapports internationaux parus de 2005 à 2009 et présente la réglementation en vigueur dans différents pays

[3] Seuils fondés sur les travaux de la Commission Internationale pour la Protection contre les Rayonnements Non Ionisants (ICNIRP, ONG reconnue par l’OMS) repris dans la Recommandation européenne du 12/7/1999, transposée en droit français (décret du 3 mai 2002).

[4] Champs électromagnétiques, environnement et santé. A. Perrin, M. Souques. Ed. Springer 2010. p 82

[5] International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection : organisation indépendante de type ONG, composée d’experts internationaux et reconnue par l’OMS.

[6] http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do ?uri=CELEX:31999H0519 :FR :HTML

[7] Actualisation des recommandations pour l’ensemble des rayonnements non ionisants en 2009 : ICNIRP statement on the “guidelines for limiting exposure to time varying electric, magnetic and electromagnetic fields (up to 300 GHz)”, ICNIRP Statement (2009)

[8] http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/964737982279214719846901993881/Rapport_RF_20_151009_l.pdf

[9] http://www.academie-medecine.fr/detailPublication.cfm ?idRub=26&idLigne=1752

[10] Afsset : rapport 2009 « les Radiofréquences », page 67

[11] la décroissance du champ magnétique induit par une boucle est en inverse de la distance au cube.

[12] 1 électron volt est l’énergie cinétique d’un électron accéléré par une différence de potentiel de 1 volt.

[13] Cette valeur caractérise le seuil des rayonnements “ionisants”. Elle est importante car l’ionisation de l’eau conduit à la formation d’espèces chimiques très réactives susceptibles d’endommager l’ADN.

[14] Liaisons de Van der Waals

[15] W = h x f, où h est la constante de Planck (6,62 x 10-34 joule.seconde) et f la fréquence en hertz.

[16] Jerry L. Phillips, Oleg Ivaschuk, Tamako Ishida-Jones et al. DNA damage in Molt-4 T-lymphoblastoid cells exposed to cellular telephone radiofrequency fields in vitro. Bioelectrochem. Bioenerg. 45:103-110, 1998.

[17] Hook GJ, Zhang P, Lagroye I et al. Measurement of DNA damage and apoptosis in Molt-4 cells after in vitro exposure to radiofrequency radiation. Radiat Res. 2004 Feb ;161(2):193-200.

[18] E Diem, C Schwarz, F Adlkofer et al. Non-thermal DNA breakage by mobile-phone radiation (1800 MHz) in human fibroblasts and in transformed GFSH-R17 rat granulosa cells in vitro. Mutation Research 583 (2005) 178–183

[19] Reflex est un programme de recherches financé par l’Union Européenne (2000 à 2004) concernant des études in vitro conduites par une dizaine d’équipes participantes.

[20] G Speit, P Schütz, H Hoffmann. Genotoxic effects of exposure to radiofrequency electromagnetic fields (RF-EMF) in cultured mammalian cells are not independently reproducible. Mutation Research 626 (2007) 42–47

[21] A Lerchl, AF Wilhelm. Critical comments on DNA breakage by mobile-phone electromagnetic fields [Diem et al., Mutat. Res. 583 (2005) 178-183]. Mutat Res. 2010 Mar 29 ;697(1-2):60-5.

[22] http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/964737982279214719846901993881/Rapport_RF_20_151009_l.pdf

[23] www.silcom.com/ sage/emf/cindysage.html

[24] Communiqué du 31 mai 2011

[25] Groupe 1 « cancérogène pour l’homme » pour lesquels les preuves sont suffisantes, le risque est avéré (amiante, tabac, etc) ; groupe 2A « cancérogène probable pour l’homme », groupe 2B « cancérigène possible pour l’homme » ; groupe 3 « non classifiable comme cancérogène pour l’homme » et groupe 4 « probablement pas cancérogène pour l’homme ». Actuellement, 267 composés ou agents sont répertoriés dans le groupe 2B, dont le plomb, le chloroforme, le dioxyde de titane, les lignes à haute tension, le métier de pompier ou le café par exemple.

[26] http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs296/fr/index.html

[27] http://www.stuk.fi/sateilytietoa/sateilyn_terveysvaikutukset/matkapuhelin_terveysvaikutus/en_GB/matkapuhelimet/_files/82468807990968503/default/Nordic_Statement-EMF161109.pdf

[28] ICNIRP. 1998. Guidelines for limiting exposure to time-varying electric, magnetic, and electromag-netic fields. Health Phys 74:494–522

[29] ICNIRP. 2009. Guidelines for Limiting Exposure to Time-Varying Electric, Magnetic, and Electromagnetic Fields (up to 300 GHz). Health Phys 97:257–258

[30] World Health Organization (WHO). 2005. Fact sheet 296 : Electromagnetic fields and public health - Electromagnetic Hypersensitivity

[31] World Health Organization (WHO). 2006. Fact sheet No 304 : Electromagnetic fields and public health

[32] SCENHIR (The European Commission Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks) 2009. Health effects of exposure to EMF, European commission 2009

[33] SSI`s independent expert group on Electromagnetic fields. 2007. (Statens strålskyddsinstitut) SSI Rapport 2008:12. Recent Research on EMF and Health Risks. Fifth Annual Report from SSI`s inde- pendent expert group on Electromagnetic fields

[34] www.radiofrequences.gouv.fr

[35] Mann K., Roschke J. (1996). Effects of pulsed high-frequency electromagnetic fields on human sleep. Neuropsychobiology ; 33(1):41-7.

[36] Mann K., Roschke J., Connemann B. et al. (1998). No effects of pulsed high-frequency electromagnetic fields on heart rate variability during human sleep. Neuropsychobiology ; 38(4):251-6.

[37] Wagner P., Roschke J., Mann K. et al. (2000). Human sleep EEG under the influence of pulsed radio frequency electromagnetic fields. Results from polysomnographies using submaximal high power flux densities. Neuropsychobiology ; 42(4):207-12.

[38] A Dynamical Theory of the Electromagnetic Field

[39] http://www.ncbi.nlm.nih.gov

[40] « radiofrequency » OR « radiofrequencies » OR « mobile phone »

[41] ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Observatoire des marchés des communications électroniques en France. Services mobiles. 4e trimestre 2011. http://www.arcep.fr/index.php ?id=35

[42] Breyer 1993. Breaking the Vicious Circle. Toward effective risk regulation. Harvard University Press.

[43] Exposition sociocognitive et évaluation des risques : le cas de la téléphonie mobile. Poumadère M. Perrin A. Radioprotection 2011, Vol. 46, n° 1, 59-73

© Canal Académie – ArguSanté - Tous droits réservés