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Frédéric Vitoux : une passion pour Tiepolo, Nicolas de Staël, Manet...
L’écrivain, de l’Académie française, confie son bonheur de vivre et ses coups de coeur pour l’art
Frédéric Vitoux, de l’Académie française, aime l’art. A tel point qu’il a décidé d’écrire un livre sur Manet dont nous parlerons prochainement. Il raconte ici comment son goût s’est forgé, grâce à son père, et évoque les artistes qu’il aime par-dessus tout ! Evasion en sa compagnie vers Venise, Lausanne et Montreux. Une conversation d’amoureux, somme toute !
Outre Louis-Ferdinand Céline dont il est l'un des meilleurs connaisseurs, les chats ou la lecture des grands auteurs, Frédéric Vitoux, de l'Académie française, voue une véritable passion à l'art. Il raconte dans cette émission les origines de cette passion : comment, enfant, son père lui faisait découvrir les grands tableaux du Louvre, des maîtres tels que Delacroix (également académicien) ou Géricault aux impressionnistes. Son goût de la peinture s'est forgé au fil des années et l'académicien est devenu fin connaisseur de certains artistes dont Manet.
Frédéric Vitoux avoue d'abord avoir un grand faible pour la peinture italienne : «Au moment où j'étais un fou de cinéma, j'ai trouvé un peintre qui m'a mis au comble du bonheur : Tiepolo. Ce peintre me rend totalement heureux.».
Nous évoquons Titien et l'école vénitienne du XVIème siècle. Venise... une ville où se rend souvent notre invité, une ville qui ne cesse de le surprendre et dont il n'hésite jamais à prendre le temps nécessaire pour apprécier ses chefs d'oeuvre.
Son regard s'arrête aussi sur la période moderne. «J'aime des choses très différentes : en ce moment je me passionne pour Manet car ses tableaux demeurent toujours mystérieux. Ce qui m'intéresse en général dans la peinture sont les tensions entre le formalisme d'un côté et la représentation de l'autre. Nicolas de Staël par exemple m'intéresse beaucoup car il n'est pas un figuratif. Il joue sur une tension entre la jouissance de la forme et la représentation. Il joue constamment sur les deux. Je peux comprendre qu'il était malheureux face à l'incompréhension des gens, on se sent certainement très seul. J'aime ce jeu entre tradition et modernisme, entre forme et signification. Chez Tiepolo aussi nous sommes pris dans une sorte d'abstraction lumineuse et tourbillonnante.»
Du musée de l'art brut à Lausanne au musée du dé à coudre de Montreux, tout intéresse Frédéric Vitoux. Il nous révèle aussi qu'il était très proche de Jean Dubuffet («il voulait que je sois son secrétaire» !), un artiste(...)
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