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L’art et la danse, quelle explosion de joie !

Jacques-Louis Binet, correspondant de l’Académie des Beaux-Arts, a vu l’exposition « Danser sa vie » au Centre Georges Pompidou

Ce n’est pas une exposition, mais une explosion de joies et de talents, que nous présente le Centre Georges Pompidou sur le thème de l’art et la danse de 1900 à nos jours. Dans sa présentation, Alfred Pacquement la situe dans une nouvelle approche de la création artistique du XX e siècle, non plus chronologique mais « transversale ».


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Après Le mouvement des images, qui nous laissait percevoir une relecture de l’art moderne à travers le prisme du cinéma, et Les Traces du sacré, ou la beauté des œuvres ne laissait pas toujours suivre le fil conducteur du sacré, Danser sa vie apparaît comme un véritable feu d’artifice. Le directeur du Musée national d’art moderne (MNAM), situé au 4e étage et 5e étage du Centre Georges Pompidou, propose de classer cette relation de la danse et des autres arts en trois chapitres, la danse comme expression de soi, la danse comme moteur des avant-gardes artistiques et la danse des performances. En réalité danse, arts plastiques et musique sont, si souvent mêlés, la danse exprime, aujourd’hui tout à la fois et en même temps, le corps, la vue et le son , qu’il est parfois difficile de les séparer ; peu importe, l’essentiel reste cette osmose : elle se retrouve sur toutes les cimaises.



Le premier mouvement éclate comme une sonnerie de trompette, avec La Danse d’Henri Matisse, les trois panneaux de 1931-1933, ceux de la Danse dite de Paris, qui ne répondaient pas exactement aux dimensions imposées par l’accrochage voulu par les mesures de la fondation Barnes.



Appartenant aujourd’hui au Musée d’art moderne de la ville de Paris, elle nous renvoie à tout ce qu’a pu présenter la danse dans l’œuvre de Matisse : dès 1905 Le Bonheur de vivre ; en 1909- 1910 La danse du musée de l’Ermitage ; la commande en 1930 de la fondation Barnes, avec cette première version de 1931 pour laquelle Matisse invente le procédé des papiers gouaches-découpées et la seconde, La Danse de Merion, exposée maintenant à Philadelphie.



Après l’ouverture en peinture, on revient à l’analyse scientifique, Muybridge, la naissance de la danse moderne qu’illustrent le film sur Nijinski dans l’après-midi d’un faune (« Ils veulent que je danse des choses gaies. Je n’aime pas la(...)


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