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Souvenirs de famille : Daniel Lesur, de l’Académie des beaux-arts

Évocation en compagnie de son fils Christian Lesur

Christian Lesur évoque son père, le compositeur Daniel Lesur, élu en 1982 à l’Académie des Beaux-Arts. Travailleur acharné et grand esthète, il aimait venir à l’Institut de France pour y retrouver ses confrères et amis : Olivier Messiaen avec qui il avait étudié ou Serge Nigg qu’il admirait beaucoup et aussi Marcel Landowski. On lui doit des opéras, des ballets, des compositions musicales pour la radio et le cinéma.


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Le 17 février 1982, Daniel Lesur est élu au fauteuil de Tony Aubin, à l'Académie des beaux-arts. Le compositeur naît en 1908 d'une mère passionnée de musique qui compose et lui transmet le goût de la perfection. Alice Lesur est en effet célèbre dans les années 1920. C'est avec elle que le jeune Daniel commence à écrire avant d'entrer à 12 ans au Conservatoire de Paris dans la classe de Jean Gallon. Daniel Lesur enseigne dès 1935 à la Schola Cantorum dont il assurera la direction 25 ans plus tard. Il est également organiste de l’abbaye bénédictine de Paris de 1935 à 1939 et de 1942 à 1944. Après la Seconde Guerre mondiale, il prend en charge l’information musicale à la Radiodiffusion française, avant de remplir les fonctions de conseiller musical de la télévision puis d’Inspecteur général de la Musique au ministère des Affaires culturelles. Le 23 mai 1971, il est nommé administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux.



Il est l'auteur d'œuvres scéniques - parmi lesquelles trois opéras, dont le fameux Andrea del Sarto, et un ballet -, d'œuvres destinées au concert, et de plusieurs pièces de musique vocale. Il a composé également pour la radio et le cinéma.



Quelques paroles de son fils :

- «Il chassait les minutes disponibles et les utilisaient pour composer.»

- «Il avait un haut degré de contrôle et ne se mettait jamais en colère. C'était un besoin quasiment physique de composer ; chaque jour il se remettait à son piano pour exprimer son plaisir et tout ce qui était contenu en lui.»

- «Accomplir son oeuvre, tel était le sens de sa vie.»

- «Il avait peur de ne pas achever une oeuvre, c'était même une terreur.»

- «Il disait souvent que les deux sources dont il buvait le lait étaient le folklore et le grégorien.»

- «Andrea del Sarto (d'après Alfred de Musset) est sans conteste son chef d'oeuvre. Je me souviens être venu de Boston pour assister à la première en 1969 !»

-(...)


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