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Abdou Diouf, son espérance pour la francophonie.

Interview exclusive du Secrétaire général de la Francophonie, invité d’Axel Maugey

Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, a, toute sa carrière durant, prôné le dialogue des cultures. Véritable mémoire de l’Afrique, l’ancien président de la République du Sénégal confie, au micro d’Axel Maugey, toute l’espérance qu’il place dans la Francophonie, capable de relever les défis de la mondialisation. Une espérance qui ne se décourage jamais.


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Dans cet entretien exclusif, Abdou Diouf revient tout d'abord sur ses premières années africaines et surtout sur les relations exceptionnelles qu’il a entretenues avec le président Léopold Sédar Senghor ( élu à l'Académie française le 2 juin 1983).

Rappelons brièvement les grandes étapes de la carrière de notre invité :

Abdou Diouf est né le 7 septembre 1935 à Louga, au Sénégal. Après des études de droit au Sénégal et en France et un passage réussi à l’École Nationale de la France d’Outre-mer, il commence à 25 ans une carrière de haut fonctionnaire.
Directeur de cabinet du président Léopold Sédar Senghor en 1963, il est nommé premier ministre, fonction qu’il occupera pendant onze ans. Il devient président de la République du Sénégal le 1er janvier 1981, à la suite de la démission du président Senghor, en 1980. Abdou Diouf a contribué à faire entendre la voix du Sénégal dans le monde et il a lutté pour une plus grande unité africaine. En mars 2000, il cède sa place à Abdoulaye Wade. En octobre 2002, il succède à Boutros Boutros-Ghali comme secrétaire général de la Francophonie. Il est réélu à ce poste une seconde fois en 2010, à l’issue du Sommet de Montreux.




Abdou Diouf apparaît dans cet entretien avec Axel Maugey comme une véritable mémoire de l’Afrique. Il insiste sur l’importance du dialogue des cultures et du dialogue entre les religions. « Quand on a des racines, on a des ailes ». Il aime cette belle formule, lui qui est un pessimiste de la raison mais un optimiste de la volonté et de la foi. Ce musulman respecte profondément les autres religions. Du côté du catholicisme, il a une vive admiration pour sainte Thérèse de Lisieux. Il confirme à notre chroniqueur qu’il « n’agit jamais sans avoir prié ».

L’ancien président de la République du Sénégal est donc bien placé pour mettre de l’ordre dans cet espace francophone qu’il chérit tant. Ce démocrate, qui a lu aussi bien Senghor que Pascal, Hampaté Bâ que Voltaire, cherche à trouver des règles vraiment applicables pour redistribuer les richesses créées par la mondialisation, ce qui n’est pas un mince défi.

En tant que Secrétaire(...)


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