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Cervantes, un hidalgo désinvolte

Un bibliologue pour des bibliophiles

La chronique de Bertrand Galimard Flavigny


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« Cervantès a écrit divinement dans la divine langue espagnole, la plus belle qui se parle sous le ciel », affirmait Girault de Saint-Fargeau, auteur d'une Histoire littéraire française et étrangère publiée en 1854. L'éloge n'est pas faible. Mais, le sait-on ? Cervantès n'est pas l'auteur d'un seul livre. Il a composé plus de trente pièces de théâtre ainsi qu'une douzaine de nouvelles.

De Cervantès à nos jours, Bertrand Galimard Flavigny présente la chronique d'un livre universel.

Il est vrai que son personnage Don Quichotte, traduit dans toutes les langues, « est resté sans copie, comme il n'avait point eu de modèle ». Mais Cervantès n'est pas que l'auteur d'un seul livre. Il a composé plus de trente pièces de théâtre. Il a aussi écrit une douzaine de nouvelles traduites en français par l'abbé Saint-Martin et par Lefebvre de Villebrune.

Don Quichotte fait partie de la littérature universelle. Et cela fait quatre cents ans. Dès l'origine, ce fut une révélation. Trente mille exemplaires de l'édition originale de la première partie du El ingenioso hidalgo D. Quixote de la Mancha (Madrid, Juan de la Cuesta, 1605, pet.in-4°) furent vendus en quelques années. Un chiffre considérable pour l'époque. Malgré ce succès, Cervantès gardait sa préférence à Persiles y Sigismunda, un autre de ses romans, qualifiés de « monstrueux » par Ludovic Lalanne, auteur des Curiosités littéraires (P. Paulin, 1845, in-16°). Est-ce la raison pour laquelle Cervantès ne se pressa pas pour achever la suite des aventures de son héros. Un faussaire l'y poussa. En 1614, à Tarragone, un certain Alonzo Fernandez de Avalleneda qui se disait licencié en théologie - on pense qu'il s'agit du moine Fray Allianga - fit paraître une « Suite du don Quichotte » qui ne présentait qu'une lointaine ressemblance avec le style et l'allant de Cervantès. Cette version a été réimprimée un certain nombre de fois, même à Madrid, en 1732 (in-4°) et en 1805 (2 vol.pet-in8°). Le Sage traduisit cette «suite » sous le titre des Nouvelles aventures de D. Quichotte (P. 1716, 2 vol. in-12°).
Piqué au vif, Miguel Cervantès reprit la plume et fit paraître la Segunda parte (Madrid, J. de La Cuesta, 1615, pet. In-4°). Il convient de l'ajouter avec la cinquième édition de la première partie (publié par M. J. de La Cuesta, 1608, pet. In-4°) qui contient des corrections importantes et d'importants(...)


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