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Galileo : un nouvel outil de positionnement par satellite plus performant que GPS

Avec André Lebeau et François Barlier, membres du Bureau des longitudes

Le 20 octobre 2011 doivent être lancés les deux premiers satellites (sur 30) en orbite autour de la Terre, pour le fonctionnement du « GPS européen : Galileo ». L’occasion pour Canal Académie de développer les apports complémentaires à venir de Galileo dans notre vie de tous les jours, pour le transport maritime, terrestre et aérien, pour la recherche scientifique et dans le domaine militaire. Explications en compagnie de François Barlier, géodésien et André Lebeau, ancien directeur du CNES et de Météo France.


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En 1995 le GPS (Global Positioning System, « système de positionnement mondial ») commence à fonctionner partout dans le monde à des fins militaires, avant une ouverture au civil dans les années 2000. Depuis une dizaine d’années, cette technologie américaine conserve le monopole de la géolocalisation pour le grand public.
Mais le GPS devra très prochainement faire une place à son homologue européen Galileo. Projet annoncé régulièrement, reporté plusieurs fois, il aura fallu attendre bien longtemps pour que cet « outil complémentaire de GPS mais pas concurrentiel » selon nos deux invités finisse par voir le jour, puisque le lancement de ces deux premiers satellites, est prévu pour le 20 octobre 2011.

Une lenteur qui s’explique par le fait qu’il s’agit « du premier programme spatial conduit au niveau de l’Union européenne, et non plus au nom d’une organisation intergouvernementale » précise André Lebeau, ancien directeur du CNES et ancien directeur des programmes de l’ESA. Et puis l’outil évalué à plusieurs milliards d’euros a peiné à trouver son financement. « Le partenariat public/privé s’est avéré difficile car les entreprises privées souhaitaient un retour immédiat sur leur investissement, ce qui n’était pas évident à gérer » poursuit François Barlier dont une partie de sa carrière a été consacrée
au travail sur la trajectoire des satellites.
Au final l’arbitrage sera un financement à 2/3 par les organismes publics et 1/3 pour le privé. Les retombées économiques de Galileo sont évaluées à quelque 10 milliards d’euros, de quoi assurer un retour sur investissement pour les deux parties.

Mais comment Galileo peut-il trouver sa place entre le géant GPS et le « Petit Poucet » russe Glonass ? La force de Galileo est qu’il sera compatible avec GPS, de telle sorte que les utilisateurs, civils et chercheurs, ne sauront pas s’ils exploitent le système européen ou américain. Le récepteur recevra les données des deux et les combinera pour offrir encore plus de précision sur le temps et la géolocalisation.

André Lebeau constate :(...)


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