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Barroso prend ombrage du couple franco-allemand

La chronique de Jean-Dominique Giuliani sur l’Union européenne

Les tensions se multiplient au sein de l’espace européen. Les parlementaires européens pointent du doigt l’inaction de la Commission européenne et la passivité de José-Manuel Barroso tandis que ce dernier juge le couple franco-allemand peu enclin à résoudre la crise de la dette publique en Europe. A qui la faute ?


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Mis en cause par les parlementaires européens pour l’inaction de la Commission européenne pendant la crise, au point que certains ont menacé de le censurer, brocardé par les investisseurs pour la communication archaïque de son Collège, critiqué par les gouvernements et les plus européens des citoyens pour son absence d’imagination et de propositions, José-manuel Barroso, le Président de la Commission européenne a saisi l’occasion de son discours annuel sur « l’état de l’Union » pour attaquer le couple franco-allemand et sa manière de gérer la crise de la dette publique en Europe.

Il est vrai qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, le 16 août, au cœur de la tourmente boursière ont annoncé qu’ils présenteraient au cours de ce mois d’octobre des propositions ambitieuses pour renforcer la gouvernance de l’Euro et qu’ils souhaitent confier à Herman Van Rompuy, l’actuel président permanent du Conseil européen, qui rassemble les Chefs d’Etat et de gouvernement, la responsabilité de ce fameux gouvernement économique de la zone Euro.
La Chancelière allemande et le président français n’ont manifestement pas confiance dans la Commission européenne, naturellement destinée à exercer cette fonction.

L’Exécutif européen fait l’objet de critiques de plus en plus nombreuses et c’est dommage pour l’Europe car elle a besoin d’une institution indépendante, en charge des intérêts supérieurs de l’Union, tels qu’ils sont définis par les traités. On lui reproche de n’être pas assez « politique », de pratiquer une communication brouillonne, de manquer de courage et surtout d’imagination dans une période difficile pour tous les décideurs.
En réaffirmant que deux Etats ne pouvaient pas seuls régler la crise de l’Euro, J.-M. Barroso a flatté le Parlement européen et les Etats les plus petits en s’y taillant un succès d’estime. Pour autant il n’a pas démontré qu’il avait à proposer une politique alternative aux efforts louables de la France et de l’Allemagne pour sauver la zone Euro.

C’est incontestablement à partir d’un noyau dur renforcé au cœur de l’Euro, qui proposera de partager la fiscalité, les budgets et les principales décisions économiques(...)


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