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Un cinéaste nommé Cousteau, un album sur le visionnaire de la mer

présenté par Françoise Thibaut, correspondant de l’Institut

Le salon de la marine bat son plein : belle occasion de découvrir un livre merveilleux : Un cinéaste nommé Cousteau, de Franck Machu (ingénieur en génie maritime) aux Éditions du Rocher. Un pavé de 480 pages qui emporte dans une des plus belles aventures de la seconde moitié du 20ème siècle, au gré d’une vie et d’un destin exceptionnels.


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Jacques-Yves Cousteau, élu à l'Académie française en 1989, occupe encore nos souvenirs, éveille toujours l’esprit de nos enfants : son nom prononcé évoque tout de suite sa longue silhouette, le bonnet rouge, sa voix si particulière, son sourire, la Calypso, les voyages maritimes toujours renouvelés, l’aventure sous-marine, la découverte de l’envers de l’eau, des fonds marins, le regard recréateur sur les fleuves, l’Antarctique, les iles oubliées ou inconnues.


Jacques-Yves Cousteau fut un visionnaire dans bien des domaines : marin, ingénieur, chercheur, plongeur, aventurier, entrepreneur, chef d’équipe et d’entreprise, scientifique et littéraire, impatient et opiniâtre, ne tenant pas en place mais avec des objectifs précis.
La question de l’auteur est : pourquoi est-il toujours si présent ? Et la réponse est : par ses films. Par son cinéma qui a montré au monde l’inimaginable, l’inconnu, rendu palpable le rêve du capitaine Nemo : vivre sous la mer, en être heureux.


Le livre retrace une aventure, une vie, mais aussi et surtout une suite d’innovations, de découvertes, d’audaces voyageuses et scientifiques ; et aussi cette inébranlable soif du partage : faire connaitre, faire découvrir, divulguer les secrets de l’eau.
La première partie du livre : « les instruments du rêve » (avant 1951) sont palpitants : ils retracent, avec toutes leurs tribulations, l’invention progressive, besogneuse et sportive de la plongée libre, sans tuyaux ni scaphandre : exercice périlleux où certains laissèrent la vie, bricolage incroyable où les premiers accessoires sont découpés dans de vieux pneus, les tubas fabriquées avec des tuyaux de plomberie. Le coup de génie a été de négocier très vite avec l’Air Liquide. La plongée sous marine qui nous semble si banale aujourd’hui, facile, évidente, est née en Méditerranée dans ces années 50-60 : découverte de Jojo le mérou, star des premiers documentaires, des bancs de girelles, de l’ivresse des profondeurs, de la photogénie des épaves. Car parallèlement, la saga des films sous marins commence ; Une visite décisive pour Jacques-Yves Cousteau en 1943 à Bandol avec Louis Lumière, les débuts des films avec Marcel Ichac, Jacques Ertaud, puis après 1953 avec Séchan, Goupil, et Louis Malle pour aboutir au(...)


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