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Michel Hulin : la méditation, le meilleur apport de l’Inde pour la sagesse aujourd’hui

L’intervention du philosophe indianiste au colloque "Quelle sagesse pour notre temps ?" de la Fondation Ostad Elahi Ethique et Solidarité humaine

A l’occasion de la 10 ème édition de la journée de la solidarité humaine, l’Institut de France accueillait un colloque dont le thème s’articulait autour de la question "Quelle sagesse pour notre temps ?" Michel Hulin, professeur honoraire de philosophie indienne et comparée à l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV), a tenu évoquer l’orthodoxie et l’individualisme religieux en Inde.


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Cette émission vous est proposée dans le cadre du partenariat établi entre Canal Académie et la Fondation Ostad Elahi.

- Elle se divise en deux temps : dans le premier, vous pourrez écouter l'intervention de Michel Hulin, puis, dans le second, l'entretien de Michel Hulin répondant aux questions du journaliste Jacques Paugam, modérateur et animateur de ce colloque.


Orthodoxie et individualisme religieux en Inde


Je commencerai par une remarque toute simple. L’idée même d’un colloque comme celui qui nous réunit aujourd’hui est difficilement imaginable dans le monde indien. C’est-à-dire chercher une sagesse pour notre temps, avec comme présupposé en arrière[lan, l’idée d’un déclin du religieux et des normes qui lui sont liées, en morale, en politique, etc. Parce qu'en Inde, on ne peut pas parler, aujourd’hui me semble-t-il de déclin du religieux. L’hindouisme parait aussi vivant qu’il ne l’a jamais été. Il suffit de vivre un peu en Inde, vous voyez partout, dans les villages, dans les villes, une fréquentation constante des temples, vous voyez des pèlerinages qui réunissent littéralement des millions de gens comme la Kumbhamela par exemple, vous voyez des maîtres spirituels qui parlent non seulement à la télévision, mais aussi en plein air, dans des stades, des places publiques, devant des centaines de milliers de gens et partout il y a une vie religieuse tout à fait concrète, qui n’est pas uniformisée ; les gens vont au temple plus ou moins selon leurs disponibilités, selon leur humeur, à toute heure de la journée ; on fréquente tel ou tel temple parce qu’on a une affinité plus ou moins forte avec la divinité ou la forme de divinité qui est associée.

On ne peut même pas séparer les gens en grandes obédiences, comme par exemple les vishnouites, les shivaïtes, les partisans de la déesse, parce qu’on s’aperçoit qu’en fait, les recoupements sont multiples. Les gens, alternativement fréquentent les temples des uns et des autres. Et puis ce n’est pas non plus une question de génération, on voit qu’il n’y a pas de clivages à cet égard entre les générations plus anciennes et les jeunes qui ne manifestent pas de rupture sur ce point.

Quelle est l’origine possible de cette situation ? Comment se fait-il que les(...)


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