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L’histoire des deux libéralismes : économique et politique

Une approche historique du libéralisme avec une anthologie des grands textes, par Michel Guénaire, invité de Damien Le Guay

Tout le monde déteste le libéralisme débridé. Mais peu nombreux sont ceux qui connaissent le contexte de la naissance du libéralisme. Encore plus rares sont ceux qui savent faire la part des choses entre les différents libéralismes et les chocs historiques auxquels ils ont été confrontés. Heureusement le livre de Michel Guénaire, Les deux libéralismes apporte un éclairage précieux. Il est l’invité de Damien Le Guay.


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Dans son livre (Les deux libéralismes, Michel Guénaire, avocat et spécialiste du libéralisme, nous offre une approche historique de cette idée – avec, de surcroit, trois cent pages d’anthologie d’auteurs libéraux. Le libéralisme est devenu notre monde commun et aussi, avec ses excès, ce que nous détestons – et qui prend pour nom « l’ultra-libéralisme »). S’il faut comprendre le libéralisme et, comme le souhaite Michel Guénaire, le sauver de lui-même, de ses démons, encore faut-il le connaître. Connaître son histoire, ses exigences propres, ses courants de pensées, ses évolutions.
Car Michel Guénaire distingue deux libéralismes :


Le libéralisme politique. Né dans les années 1680-1690, il tend à s’émanciper de la monarchie de droit divin, à redonner de l’importance aux corps intermédiaires. Il conduira à la révolution parlementaire anglaise de 1688. John Locke, à ce moment là, fonde le gouvernement libéral en insistant, en particulier, sur « la conservation de la propriété ». Montesquieu, un peu plus tard (l’Esprit des lois date de 1748) rêve, pour la France, d’une monarchie anglaise et affirme que la liberté s’organise.


Le libéralisme économique, lui, naît, au XVIII e siècle , avec la naissance de la science économique, sous l’impulsion des « physiocrates » (Turgot), et en réaction contre l’encadrement étatique de l’économie (avec, en France, le colbertisme). Le marché, pour Adam Smith, trouve par lui-même une forme de régulation grâce à « la main invisible ». Il permet à l’économie de se développer et aux acteurs économiques d’agir selon leur propres intérêts et d’être, ainsi, à l’unisson de l’intérêt général.



Mais ces deux idées libérales, en politique et en économie, furent confrontées à(...)


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