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Clichés urbains : un oeil neuf pour revisiter son quartier

Reportage dans cette association soutenue par la Fondation HSBC pour l’Education
Des ateliers photographiques de proximité, voilà ce que propose l’association Clichés urbains soutenue par la Fondation HSBC pour l’Education. Ces ateliers, qui accueillent des enfants de 6 à 12 ans, résidant dans des quartiers sensibles, ont pour objectif de les initier à une technique artistique à laquelle ils n’auraient pas forcément accès autrement. Au micro de Canal Académie, Virginia Crespeau reçoit Marich Devise, Vanessa Giorno, Yslane Haida et Sarah Pees Martin pour présenter cette association.


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Émission proposée par : Virginia Crespeau
Référence : PDM576
Adresse directe du fichier MP3 : http://www.canalacademie.com/emissions/pdm576.mp3
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/ida7736-Cliches-urbains-un-oeil-neuf-pour-revisiter-son-quartier.html
Date de mise en ligne : 9 octobre 2011

L’association Clichés urbains, créée en 2003, et soutenue par la Fondation HSBC pour l’Education, propose des ateliers photographiques pour les enfants de 6 à 12 ans, résidant dans des quartiers sensibles.

Cette association a vu le jour dans le cadre du projet de quatre étudiants du DESS "Management culturel en Europe"de l’Institut d’Etudes Européennes de l’université Paris 8 Saint-Denis. En 2007, après plusieurs années de mises en sommeil de l’association, de nouveaux membres, parmi eux des professionnels du secteur culturel, rejoignent le projet. Leur passion commune de la photographie les amène à monter ces ateliers photographiques qui débutèrent en 2009.

©Clichés urbains

Appareil photos à la main, ces enfants revisitent leur quartier avec un oeil neuf tout en apprenant la photographie. Cette association, est hébergée par la Pépinière d’associations Mathis qui soutient des projets associatifs qui ont pour volonté de renforcer le lien social. Et c’est justement l’un des objectifs de ces ateliers. En effet, grâce à ce projet, les enfants apprennent toutes les ficelles de la photographie. Mais attention, il ne s’agit pas seulement de théorie ! La pratique est au cœur de ces projets, ce qui donne l’occasion aux enfants de toucher à différents supports : Polaroid, argentiques, numériques... dans les rues de leur quartier et ainsi revisiter l’environnement urbain qui les entoure. Car partir faire des photos dans un quartier, (ici le XIX e arrondissement), c’est aussi rencontrer des gens, des lieux, partager des impressions... Ce qui importe beaucoup, confie Sarah Pees Martin, qui travaille à la coordination générale du projet, c’est aussi de faire se rencontrer des enfants qui viennent de cités différentes qui sont souvent rivales. Pour Vanessa Giorno, membre de l’association, il s’agit d’ « aimer mieux sa ville » qui ne doit pas être vue comme « un espace hostile. » La photographie peut donc permettre « une réappropriation de l’espace et surtout une esthétique de l’espace qui permet de voir ce qui est beau. »

©Clichés urbains

L’association Clichés urbains permet aussi de développer l’éveil culturel des enfants, en les emmenant, par exemple à des expositions photographiques ; ainsi, ces jeunes prennent conscience des différentes sensibilités des artistes, des façons de faire de la photo.

Et bien sûr, des expositions itinérantes mettent en valeur le travail des enfants. Là aussi, le lien social se retrouve renforcé entre les habitants des quartiers qui peuvent se rencontrer, échanger leurs points de vue...

©Clichés urbains

Invités :

- Marich Devise : direction du projet, photographe enseignante
- Sarah Pees Martin : coordination générale du projet
- Vanessa Giorno : chargée du mécénat, encadrante
- Yslane Haida : Chargée de communication et relation presse

Les ateliers 2011 :

De février à Juin 2011, les ateliers Clichés Urbains accueilleront, les mercredi et samedi après-midi, 30 à 50 enfants (par groupes de 10). Les cours se partageront entre la Pépinière Mathis et le Centre d’Animation Curial.

Exposition des ateliers 2010



- Pépinière Mathis du 8 janvier – 29 janvier 2011 9, rue Mathis 75019
- Piscine Mathis du 29 janvier – 26 février 2011 15, rue Mathis 75019
- Régie de Quartier du 3 Mars – 1er Avril 2011 234, rue de crimée 75019



Marine de Bazelaire Directrice Développement Durable HSBC France, Déléguée de la Fondation HSBC pour l’Education, évoque et explique ce soutien :

« La Fondation HSBC pour l’Education a été créée en 2005, au moment où le groupe en France adoptait la marque HSBC. Le groupe où qu’il soit dans le monde soutient des actions dans le domaine de l’éducation pour favoriser plus d’équité. L’éducation est un vrai facteur de paix, un réel facteur de stabilité de tout pays. Cette notion est essentielle pour HSBC dont le slogan publicitaire est : "Votre banque partout dans le monde ".
Pourquoi HSBC choisit-elle de soutenir l’éducation auprès d’enfants de milieux défavorisés ? Parce que l’on considère que si l’on doit participer à un monde plus stable, les réformes doivent s’envisager de façon prioritaire avec les générations montantes. En France, on a choisi un angle particulier qui est la culture, ce n’est pas le cas dans les autres pays. On est ici, dans un profil d’éducation original par rapport à beaucoup d’autres pays dans lesquels on est implanté, car l’éducation y est gratuite. Néanmoins, on sait qu’il existe de vrais écarts, la fracture sociale en France perdure, et même s’accentue. En 2005, lorsqu’ on a choisi de nous positionner dans la défense de la culture, c’était essentiellement par affinité du groupe HSBC avec ce domaine ; nous remettions alors un prix HSBC pour la photographie - nous soutenons en effet, de jeunes photographes talentueux depuis une quinzaine d’années - et de ce fait, nous avons souhaité, faire le lien entre les deux, par le biais de l’éducation. Aujourd’hui, six ans plus tard, on se rend compte que plus qu’une affinité, la culture est un vrai moyen de raccrocher les jeunes à l’éducation. C’est vraiment l’innovation pédagogique, que le projet de notre Fondation s’est donnée pour objectif. Slam&Cie en est une expression, je dirais vivante. Nous souhaitons évidemment continuer à soutenir des projets comme celui-là mais aussi porter notre voix à l’extérieur, plus fort, pour que l’Education nationale, les institutions s’emparent de ce type de projet, se disent que c’est réellement un moyen de lutter contre la fracture sociale et de raccrocher les élèves à l’éducation.
 »



En savoir plus :

- Visitez le site de l’association Clichés Urbains.
- Et redécouvrez nos émissions réalisées en partenariat avec la Fondation HSBC pour l’éducation.






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