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Vladimir Dimitrijevic, fougueux fondateur des Editions l’Age d’Homme

Sans lui, les Français seraient restés bien ignorants des littératures de l’Est...

Parmi les grandes maisons d’édition en français, il faut compter l’Age d’Homme, installée en Suisse, fondée par Vladimir Dimitrijevic, exilé de son pays sous le régime de Tito, épris de toute la littérature des pays de l’Europe orientale, si mal connue en France... Au service des livres et des auteurs, Dimitrijevic a mené un combat passionné, à l’image de sa propre personnalité.


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Nous aurions aimé inviter Vladimir Dimitrijevic lui-même ; hélas, un drame nous en empêche : il s'est tué en voiture durant l'été 2011. Néanmoins, puisque Dimitri, comme on l'appelle dans le milieu de l'édition, avait décidé de fêter les 45 ans des Editions de l'Age d'Homme, et les 25 ans de la librairie de Paris -située juste derrière l'église Saint- Sulpice- nous avons décidé, pour rendre hommage à cet éditeur exceptionnel, d'inviter deux de ses plus proches collaborateurs :
Lydwine Helly, responsable des relations extérieures et donc du rayonnement de cette maison d'éditions et Gérard Gonio, professeur émérite de littérature slave et co-directeur d'une des collections fondatrices de l'Age d'Homme, celle du monde slave justement.




Lydwine Helly retrace rapidement le parcours de l'enfant né à Skopje dans l'ancienne Macédoine, heureux dans la boutique de ses parents, brillant à l'école... Puis, soudain, la guerre, la ville de Belgrade bombardée en 1941 par les avions allemands, la peur, les ruines. Et après la Libération, le régime communiste qui jette le père en prison, lui dresse un procès sans avocat avec des témoins uniquement à charge. Alors, en janvier 1954, Dimitri prend la fuite avec de faux papiers, connaît l'exil, en arrivant en Suisse, démuni à l'extrême. Pas d'emploi, aucune connaissance de la langue française...Au milieu de toutes ces difficultés, le jeune homme ne survit que par la lecture, les livres, la littérature. En Suisse, un ami lui procure un emploi de libraire. Dimitri va devenir le libraire favori de nombreux écrivains qui feront appel à lui pour trouver des ouvrages rares.



Gérard Conio, tout passionné de littérature slave, n'omet pas de souligner que Dimitrijevic a d'abord contribuer à faire découvrir les écrivains de Suisse romande, mais aussi les auteurs russes, polonais, hongrois, tant et tant d'auteurs mal connus ou mal traduits.

Il disait que les livres font du bien, explique Lydwine Helly, car ils comblent quelque chose en chacun de nous, ils nous ouvrent des mondes que nous ne connaîtrions jamais. Il disait aussi que "le livre est un sésame", qu'il nous vivifie de l'intérieur...

- Citation de Dimitri :(...)


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