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La Monarchie de Juillet 1830-1848

Avec Gabriel de Broglie, chancelier de l’Institut de France

Délaissée pendant longtemps par l’historiographie, la Monarchie de Juillet fait l’objet d’une réhabilitation depuis quelques années. La monographie que lui consacre Gabriel de Broglie chez Fayard participe de ce mouvement en offrant un regard extrêmement complet sur cette époque née des Trois Glorieuses.


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Marquée par les victoires et la gloire napoléoniennes, la France a oublié les bienfaits des régimes pacifiques. D'ailleurs, une des raisons de l'oubli dont a été victime la Monarchie de Juillet se trouve sans doute dans cette affirmation. Pourtant, grâce à la paix retrouvée, la France de Louis-Philippe rattrapa le retard qu’elle avait accumulé depuis la Révolution de 1789, sur son voisin d'outre-Manche. La dimension bourgeoise fit ainsi la richesse et la croissance du pays. On put à nouveau enseigner et on développa même l'art et la manière d'instruire les enfants... En somme, la Monarchie de Juillet reprit certes le chemin de la Révolution - puisqu'elle naquit des Trois Glorieuses -, mais en l'arrêtant à l'extrémisme de 1793 et en asseyant une monarchie parlementaire incarnée par un roi lui-même figure du bourgeois. Cette classe bourgeoise qui aurait voulu que la Révolution se termine en 1791, avec un bon roi et un bon parlement. Gabriel de Broglie qualifie la Monarchie de Juillet de régime « du juste milieu » car il fut entre autres fondé sur le soutien de cette « médiocrité bourgeoise plus ou moins satisfaite » qui n’a pas su prendre en compte l’intérêt du plus grand nombre, ce que verra parfaitement Louis-Napoléon en instaurant le suffrage universel...

Au cours de cette émission, Gabriel de Broglie embrasse l’époque en décrivant de manière très précise cette société qui conjuguait à la fois les idéaux de 1789, la paix européenne et la prospérité économique. Rien n’échappe à son analyse dans ce livre qui n’est en rien une hagiographie et ne cède nullement aux penchants déterministes: « Le fait historique dit l'auteur, au moment où il se produit, contient une large part d’indétermination. Sa nécessité n’apparaît que plus tard, lorsque le nombre et la diversité des forces à l’œuvre ont produit leurs effets, et surtout lorsque le changement est accompli. L’histoire des germes est souvent plus significative que celle des achèvements ». C'est ainsi que l’auteur vise à mesurer à la fois les tares et les chances, la grandeur et les fautes d’un règne qui s'effondre sous les coups conjugués des forces(...)


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