Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Le Diable au corps, l’oeuvre sulfureuse adaptée au cinéma par l’académicien Claude Autant-Lara

La chronique cinéma de Gauthier Jurgensen

Claude Autant-Lara, membre de l’Académie des beaux-arts très discrédité par ses opinions politiques, n’en reste pas moins un cinéaste de génie qui a laissé derrière lui une oeuvre remarquable. Le Diable au corps, film qui a fait couler beaucoup d’encre, illustre bien ce paradoxe. Gauthier Jurgensen revient sur cette oeuvre scandaleusement fabuleuse qui ressort en salle durant cet été 2011.


Bookmark and Share

Profitons du calme estival pour parler des académiciens qui ne nous donneront plus de nouvelles : ceux que nous regrettons tant et dont nous aimions les films. Premier hommage, Claude Autant-Lara, qui fut membre de l’Académie des beaux-arts de 1988 jusqu’à sa mort, en 2000.

Né en 1901, fils d’un architecte, Edouard Autant, et d’une actrice sociétaire de la Comédie française, Louise Lara, Claude Autant-Lara choisit de se lancer dans une carrière cinématographique en gardant le nom de son père et de sa mère. Il débute comme décorateur, costumier et assistant réalisateur pour des artistes aussi prestigieux que Marcel L’Herbier, René Clair ou Jean Renoir, dans des films comme L’Homme du large ou Nana, où il fait parfois des petites apparitions à l’écran.

Dans les années 1930, il se lance dans la réalisation avec plusieurs courts-métrages et importe en France, pour ses premiers longs, de grands acteurs hollywoodiens, tels que Buster Keaton ou Douglas Fairbanks Jr.
C’est pendant l’occupation que Claude Autant-Lara commence véritablement son œuvre en adaptant Fric Frac (la célèbre pièce d’Edouard Bourdet) avec Fernandel, Michel Simon et Arletty. Ses films les plus célèbres sont incontournables : L’Auberge Rouge en 1951 ou La Traversée de Paris en 1956.

Impossible d’oublier, malheureusement, que Claude Autant-Lara était un antisémite convaincu. Il fut, à la fin de sa vie, député européen d’extrême droite et n’était pas chaleureusement accueilli par ses confrères de l’Académie des beaux-arts. Il laisse pourtant derrière lui une œuvre d’exception qu’il faut absolument dissocier de ses engagements féroces.
Pour illustrer cette immense carrière de cinéaste, nous allons nous intéresser à un film aussi sulfureux que réussi : Le Diable au corps, sorti en 1946 avec Gérard Philipe et Micheline Presle, adapté du roman à scandale de Raymond Radiguet.

Au cœur de la Première Guerre mondiale, pendant que les hommes sont au front, les adolescents continuent leur scolarité, dans des villages peuplés de femmes seules qui(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires