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Edith Canat de Chizy : 20 ans d’oeuvres pour orchestre rassemblées en un album : Times

Rencontre avec la première femme compositeur de l’Académie des beaux-arts

Première femme compositeur élue à l’Académie des beaux-arts, Edith Canat de Chizy revient dans cette interview sur vingt ans d’écriture pour orchestre, à l’occasion de la sortie de son album, Times.


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Edith Canat de Chizy accéda à la notoriété à la suite de l'obtention du Prix de la Tribune Internationale des Compositeurs de l’UNESCO pour son œuvre Yell (1990). Il s'agit de sa première œuvre pour orchestre, enregistrée par l'orchestre philharmonique de Radio France et diffusée sur les radios du monde entier. Surtout, Yell a été la matrice de son œuvre.


L'écriture pour orchestre est, avec les cordes et les voix, le mode d'expression favori d'Edith Canat de Chizy. Cela fait donc vingt ans qu'elle a commencé ce travail d'écriture, ce qui permet de mesurer le chemin parcouru. Un chemin illustre du reste la couverture de l'album.


Violoniste de formation, Edith Canat de Chizy est née en 1950. En 2005, elle a fait son entrée à l'Institut de France, au sein de l'Académie des beaux-arts, dans la section Composition musicale. Un an plus tard, elle crée Omen, nouvelle œuvre pour orchestre, que l'on retrouve dans l'album Times.


Un tableau de Van Gogh, Champ de blé avec corbeaux, est à l'origine d'Omen. Le mouvement des blés, des corbeaux qui tournent dans le ciel, a largement inspiré la compositrice. Ainsi que ce chemin peint au milieu de la toile, qui ne mène nulle part, comme un écho au poème « Les Chemins qui ne mènent nulle part » de Rainer Maria Rilke, dans Les Quatrains Valaisans.


On retrouve ce mouvement dans Times (2009), œuvre pour grand orchestre, créé par le BBC Symphony Orchestra. Un univers maritime, toujours en mouvement, est comme un leitmotiv pour Edith Canat de Chizy. Le temps qui passe, inexorablement, est une préoccupation qui remonte à son enfance, de même que la durée, les intervalles. L'ouverture de Times est spectaculaire - il s'agit d'un ostinato, c'est-à-dire un élément répété - suggérant le caractère inexorable et tragique du temps.


Dans La Ligne d'ombre(...)


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