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Solidarité Japon : premières conclusions du rapport sur les risques sismiques et nucléaires

Par Alain Carpentier, président de l’Académie des sciences, président du comité Solidarité Japon

Le professeur Alain Carpentier, président de l’Académie des sciences, évoque les premières conclusions du rapport Solidarité Japon au niveau sismique et nucléaire. Malgré leur parfaite connaissance des séismes et de leurs conséquences, les Japonais ont été pris de cours par l’intensité de cet événement naturel extrême.
Au vu de cet enchaînement d’accidents, les membres du comité ont étudié les risques sismiques et nucléaires en France. Précisions en compagnie d’Alain Carpentier.


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Quelques jours après le séisme, le tsunami et l’accident nucléaire de Fukushima dai-Chi, le président de l’Académie des sciences du Japon a demandé aux Académies homologues du monde entier de les aider à analyser cet accident sans précédent.

C’est ainsi que l’Académie des sciences française a mis en place un comité solidarité Japon, constitué de trois sous-groupes de réflexion dirigés par trois académiciens de l'Académie des sciences de France :
- Le groupe sismique, dirigé par Jacques Friedel
- Le groupe nucléaire dirigé par Edouard Brézin
- Le groupe médical dirigé par Etienne-Emile Baulieu

Le comité vient de remettre ses premières conclusions au Japon, sur la partie sismique et nucléaire. Les conclusions médicales arriveront ultérieurement.
Ce rapport a une double portée : les recherches portent à la fois sur les événements de Fukushima du 11 mars 2011, ainsi qu'au regard de cet accident, sur la bonne résistance des centrales nucléaires en France face à des événements naturels extrêmes.


Le séisme dans la région de Tohoku

Le séisme survenu le 11 mars 2011 au large de Tohoku est le quatrième le plus important avec une magnitude de 9.0-9.1 après celui du Chili (1960), d’Alaska (1964) et celui de Sumatra (2004).
Les Japonais ont le réseau d’observations géophysiques le plus dense au monde, avec un système d’alarme sismique rapide très élaboré ainsi que les plus grandes barrières anti-tsunamis. La population est la plus entraînée au monde aux risques de séismes. Les conséquences auraient donc pu être bien pires. Le seul point qui leur a fait défaut a été de sous-estimer la magnitude des séismes dans cette zone. La carte de prévision officielle en effet ne prévoyait pas de séisme supérieur à 7.5. Le tsunami prévu devait être au maximum une vague de 5,7 mètres. C’est sur cette base que la barrière anti-tsunami autour de la centrale a été construite. La vague du 11 mars 2011 fera entre 15 à 20 mètres…

Il est à craindre que ces méga-événements (méga-séisme et méga-tsunamis) selon l’expression consacrée par le comité, se déclenchent plus souvent. Car si pendant 40 ans, entre 1964 et 2004 les quelques séismes avaient une magnitude faible, ceux de Sumatra en 2004, du Chili en 2009 et du Japon en 2011 ont tous avoisinés les 9 sur l’échelle de(...)


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