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La mondialisation selon Michel Pébereau : une obligation !

Elle est indispensable mais avec de nouvelles conditions de coopération et de régulation

Michel Pébereau, président du Conseil d’administration de BNP Parisbas, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, a proposé, le lundi 27 juin 2011, une réflexion sur le thème de la mondialisation et sur les nécessités et contraintes qu’elle engendre. Réfléchissant aussi à la place de la France, il se montre optimiste, mais insiste sur les conditions qui permettront de relever le défi.


Le texte ci-dessous proposé n'offre qu'un résumé des propos tenus par Michel Pébereau. Pour apprécier les explications et les nuances, il convient de lire l'intégralité du texte (sur le site www.asmp.fr).


L'académicien a commencé par préciser qu'il traite de la mondialisation économique et financière (globalisation en anglais) et par expliquer pourquoi celle-ci a été initiée après les deux guerres mondiales de façon à établir la paix, mais sur un schéma économique de coopération et de libéralisme, un choix qui n'était pas évident dans le contexte de l'époque.

"Je vais essayer de montrer que la poursuite de la mondialisation est aujourd’hui indispensable. Mais elle implique à mon avis la mise en place de régulations et de coordinations qui supposent de profonds changements dans le contenu et les formes de la coopération internationale. Et pour saisir les opportunités qu’elle va offrir, notre pays doit accélérer son adaptation aux contraintes qu’elle génère".

Le premier point qu'il développe porte donc sur le caractère indispensable de la mondialisation :
- Elle seule peut assurer croissance économique et progrès social, notamment pour les pays avancés, dont l’économie a été déstabilisée par la crise.
- Elle est de toute façon inévitable du fait des interdépendances qui se sont créées entre les nations et des modifications profondes que les progrès des technologies entraînent dans les conditions des échanges et dans les aspirations des peuples.


Il commence par évoquer quelques données incontournables de la science économique, se référant notamment à la démonstration faite par Adam Smith dès le XVIII e siècle, dès 1776, dans ses « Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations" : Trois arguments étayent le raisonnement : l’échange international élargit le marché, donc la capacité de production, et le revenu ; il permet d’accroître la capacité d’épargne ; et il a l’avantage d’éliminer les activités nationales peu compétitives. Puis il fait référence à David Ricardo, en 1817 avec son principe des avantages(...)


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