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Regards croisés sur Fukushima : L’analyse scientifique de l’accident nucléaire par deux académiciens

avec Robert Guillaumont de l’Académie des sciences et Gilbert Ruelle de l’Académie des technologies

Le 11 mars 2011, La centrale nucléaire de Fukushima était endommagée à la suite d’un violent séisme de magnitude 9, suivi d’un tsunami et d’une vague de plus de 15 mètres. Conséquence directe : plus de 28 000 morts et disparus et la centrale de Fukushima Dai-Ichi qui ne résistera pas au déferlement de la vague... Aujourd’hui plus de trois mois après l’accident nucléaire de Fukushima, Robert Guillaumont et Gilbert Ruelle livrent leur analyse scientifique de la gestion de l’accident nucléaire et des conséquences de la radioactivité sur la population locale, la faune et la flore terrestre et aquatique.


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Aujourd’hui la fusion partielle des réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale de Fukushima Dai-Ichi est stoppée. La possibilité d’une ultime catastrophe est donc aujourd’hui écartée. Le corium est solidifié (magma constitué en partie de zirconium, d’oxyde de zirconium et d’oxyde d’uranium), mais il a encore besoin d’être refroidi. « Cela peut prendre encore 6 à 9 mois » précise Gilbert Ruelle de l’Académie des technologies et ancien professionnel d’AREVA.

La reprise en main de la situation pousse aujourd’hui nos deux invités Robert Guillaumont et Gilbert Ruelle à dresser un premier bilan de la gestion de l’accident nucléaire. Car de nombreuses questions se posent ; la première étant l’existence ou non au sein de TEPCO d’un réel plan d’urgence en cas d’accident, car l’épisode des lances à incendies et des hélicoptères utilisés pour tenter d’injecter de l’eau dans les piscines de refroidissement semblait dérisoire… « Cet échauffement était impossible à maîtriser et il n’y avait plus aucun autre moyen » rappelle Gilbert Ruelle.

Une autre décision litigieuse a consisté dans le prélèvement de l’eau de mer pour refroidir les piscines. La direction de la centrale s’est tournée vers le Premier ministre japonais, lui demandant de prendre une décision. « Ne répondant pas, le superintendant de la centrale a pris la décision d’injecter de l’eau de mer. Cette décision a certainement permis d’éviter le pire » explique Gilbert Ruelle.

Autre fait spectaculaire qui suscita les interrogations : les explosions au-dessus des réacteurs. Pour éviter une surpression, les ingénieurs ont en effet décidé de dégager cette vapeur d’hydrogène dans l’atmosphère, provoquant ainsi des explosions. Des éléments radioactifs retombèrent sur les terres proches de la centrale.
Pourquoi la centrale de Fukushima n’était-elle pas équipée en recombinateurs d’hydrogène [[Les recombinateurs d’hydrogène permettent d’absorber l’hydrogène en cas d’urgence.p[-
comme le sont les centrales occidentales ? Parce qu’il s’agit d’une centrale à eau bouillante nous dit en substance le radiochimiste Robert Guillaumont :(...)


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