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Vivre à Rome au XVIe et XVIIe siècles ? Entre utopie et réalité...

Avec Yves-Marie Bercé, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres

Etudier cette période charnière de l’histoire romaine permet de mieux comprendre l’attirance qu’a exercée cette ville idéale (ou idéalisée) sur les artistes, apportant ainsi les réponses à certains mystères : Quel fut le rôle des papes ? Comment vivait-on dans cette ville si singulière ? Et pourquoi est-elle devenue la capitale artistique de l’Europe ? Dans son "voyage à Rome", Yves-Marie Bercé, historien moderniste, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, porte un regard admiratif sur l’organisation et la reconstruction de Rome à l’époque "moderne".


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Capitale du monde européen jusqu'au milieu du XVIe siècle, capitale de la catholicité, ville de l'antiquité la plus monumentale, ville pieuse, ville d'art, ville de soleil, ville artificielle, ville d'utopie, la Rome vaticane développe aux XVIe et XVIIe siècles un aspect de cité merveilleuse pour attirer les fidèles catholiques et les curieux, les érudits, les artistes, les antiquaires, les collectionneurs, les marchands d'art, de toute l'Europe.



Le rêve romain des papes urbanistes

« Il y eut deux sortes de papes, précise Yves-Marie Bercé : les papes spirituels, plus attentifs aux problèmes essentiels de l'Église qu'à la beauté de leur ville et au bien-être des Romains et des visiteurs, et les papes temporels. Ceux-ci s'attachèrent à gouverner, administrer, assainir et embellir la ville de Rome. Ces papes urbanistes et constructeurs changèrent prodigieusement le paysage urbain romain dès le XVe siècle. Dans l'imaginaire médiéval, on se représentait le paradis comme une cité sainte. L'idée d'un urbanisme utopique était profondément ancrée dans les mentalités des Italiens. Jules II (1503-1513), Sixte Quint (1585-1590), Urbain VIII (1624-1643) et Alexandre VII (1655-1664) – pour ne citer qu'eux- se lancèrent dans de grands travaux et tentèrent de transformer la petite cité décadente du Latium, oubliée pendant l'éclipse d'Avignon, en paradis sur terre. »
Yves-Marie Bercé précise, toutefois, que cette cité « paradisiaque » se vidait de ses habitants à partir des beaux-jours pour fuir le paludisme !


Paludisme endémique mais croissance régulière de la population

Située au milieu d'une grande plaine alluviale et proche de la zone marécageuse de l'embouchure du Tibre, la cité des papes était impaludée de mai à l'automne. Les Romains avaient une espérance de vie brève et souffraient d'une sorte d'inertie, caractéristique des attaques paludéennes. Pour échapper aux miasmes endémiques, les notables, les grandes familles se réfugiaient dans leurs demeures situées sur les hauteurs avoisinantes (150 à 200 m d'altitude) dès que la température(...)


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