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Gustave Moreau, de l’Académie des beaux-arts : un "Prométhée" inhabituel

Sous le pinceau du symboliste, le héros enchaîné garde confiance en l’avenir

Surprenant visage que celui de Prométhée peint par Gustave Moreau, en 1868. L’artiste symboliste a été élu à l’Académie des beaux-arts en 1888. Les élèves et les enseignants de l’école d’art Koronin ont examiné le tableau « Prométhée » et en font ressortir ici toute l’originalité. Cette émission fait partie d’une série s’intéressant aux trois mythes grecs Narcisse, Thésée et Prométhée, dans l’art, la littérature et la musique.


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Gustave Moreau a été élu à l’Académie des beaux-arts en 1888. Peintre, graveur, dessinateur et sculpteur, il est l’un des principaux représentants du symbolisme. Dans ses peintures, on retrouve quelques scènes tirées de la mythologie grecque, comme par exemple Jupiter et Europe, Orphée sur la tombe d’Eurydice. Mais le tableau sur lequel se sont penchés les étudiants de l'école d'Art Koronin et leurs enseignants, est celui intitulé Prométhée. Réalisé en 1868, il représente le héros grec, Prométhée, en train de subir son supplice.





Dans cette émission, Isabelle Morin, professeur de modèle vivant à l'école Koronin, nous détaille la composition du tableau de Gustave Moreau. S'appuyant sur des teintes de bleu clair mélangées à un dégradé d’ocres sombres, le décor de ce tableau n'est pas sans rappeler celui de l'enfer. "Ce jeu des complémentaires avec les jaunes et les bleus, les ocres et les bleus un peu moins intenses qui donnent toute la puissance du tableau", souligne-t-elle. Pointant aussi l'importance de ce drapé bleu que l'on peut observer dans le coin droit du tableau, elle nous indique toute son importance. En effet, cette "béquille de composition" est essentielle à l'équilibre du tableau. Un tableau dont le regard est tout de suite aimanté par le personnage de Prométhée. «Il s'est déjà projeté vers un avenir», analyse Isabelle Morin en observant que le regard du personnage grec pointe vers le ciel. «C'est un Prométhée qui ressemble à un roc».


Musclé, épargné par les plaies et les marques de souffrance, Prométhée a même un pied qui écrase les plumes de l'aigle gisant mort à ses pieds. La symbolique de ce geste est très forte, elle exprime la puissance de ce personnage qui peut-être aussi en veut à ces charognards qui peuvent mourir alors que lui est condamné à souffrir éternellement, son foie se régénérant continuellement, malgré les coups de becs incessants de l'aigle.

De nombreux autres détails ont retenu l'attention des élèves de l'école d'art Koronin.













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