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Lucien Clergue, le violon pour compagnon intérieur

Musique, musica : corde sensible chez Lucien Clergue

Lucien Clergue a deux passions dans la vie : la photographie et le violon. Sa mère qui le voulait artiste lui offrit un violon et un appareil photo. Elle lui fit donner des leçons dès l’âge de sept ans. Disparue prématurément à l’âge de 50 ans, son décès laisse à Lucien Clergue le goût salé des sanglots longs des violons de l’automne. C’est de cet instrument sensuel et enchanteur qu’il est venu parler au micro de Canal Académie.


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Le jeune Lucien suit des cours de violon avec différents professeurs. Il se souvient en particulier d’une dame « pétulante », au décolleté généreux, se demandant avec humour si, à partir d’un certain âge, il venait pour le violon ou pour la dame… Après tout, rappelle-t-il, la musique est empreinte de sensualité. Et de citer les manuscrits très sensuels de Bach, son compositeur favori.


L’influence de Bach a été déterminante dans la vie de Lucien Clergue. De la réalisation de sa thèse à son travail de photographe, le compositeur est omniprésent. Langage des sables, sa thèse de doctorat uniquement composée d'images, a été publiée aux éditions Agep, en 1980, préfacée par Roland Barthes membre de son jury de thèse. Lucien Clergue explique ainsi que, pour sa thèse, la construction de la Chaconne, l'un de ses morceaux préférés de Bach, l’a beaucoup inspiré.




C’est finalement le métier de photographe qu’embrassa Lucien Clergue, à défaut d’une carrière de violoniste. Son professeur de violon, à Arles, lui dit qu’il ne pouvait plus rien lui apprendre et qu’il devait continuer sa formation au conservatoire. Mais la famille Clergue est modeste : prendre le train pour Marseille, le jeune Lucien n’en a pas les moyens.
Dès lors, il s’adonne à la seconde de ses passions : la photographie. C’est sa mère, une fois de plus, qui en est à l’origine en offrant à son fils, vers l’âge de 13 ans, un appareil photo en bakélite.


Fin 1952, sa mère décéda. Clergue avait 18 ans. Trois mois plus tard, il rencontra Picasso. Un autre monde s’ouvrait alors devant lui. Cependant la musique ne l’a jamais quitté. S’il confie être incapable de travailler en musique, Lucien Clergue a la musique dans la peau. À tel point que lorsqu’il fut opéré de l’appendicite, la partition des six Sonates de Bach (encore lui!) lui tint compagnie.


La musique tzigane comme celle de Bach ou de Bartok(...)


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