|
|
SDF515
Souvenirs de famille : François Lhermitte, de l’Académie des sciences morales et politiques
évocation par son fils Sylvain Lhermitte
Le Pr François Lhermitte fut l’un des neuropsychologues les plus réputés au monde. Son fils Sylvain dévoile ici d’autres aspects de cette personnalité du monde médical.
Le Pr François Lhermitte a été élu à l’Académie des sciences morales et politiques le 2 juin 1975 au fauteuil précédemment occupé par Roger Millot, dans la section morale et sociologie, il avait 54 ans.
Né à Paris le 4 mars 1921, il a été reçu docteur en médecine en 1950, et dix ans plus tard, il était chef de service à l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris, ayant fait de la neurologie et la neuropsychiatrie sa spécialité médicale, discipline qu’il enseigna à la faculté de médecine de Paris puis à l’université Paris VI Pierre et Marie Curie. Il fut le président de plusieurs sociétés savantes internationales en neuropsychologie. Ses recherches sur le cerveau, le conduisirent à étudier particulièrement l’aphasie et tous les accidents vasculaires cérébraux.
« S'il fallait résumer mon père d'un mot, je dirais "joie de vivre" et "amour des autres ». Même si cela fait deux mots ! Et notre invité d'ajouter « C'était un homme habité d'un grand charisme, que j'ai découvert un peu après sa mort, par les témoignages de ceux qui ont bénéficié de ses soins ».
Son fils, Sylvain, retrace ici par quelques souvenirs choisis le portrait de ce grand médecin, habité de la soif de connaître et de découvrir, et d'un immense amour des autres. Ses malades à l'hôpital appréciaient son attention, sa vigilance et le respect avec lesquels il les traitait. « Les échos que nous avions de son travail : une permanente curiosité et un grand désir d'investigation. À la maison, il racontait volontiers ses expériences et les nouveaux syndromes qu'il était en train de découvrir ».
François Lhermitte a tout particulièrement étudié la dépendance due à l'imitation. Si quelqu'un fait un geste, inconsciemment, son interlocuteur fait le même. Pourquoi ? Tout simplement par imitation. Il a beaucoup soigné également la sclérose en plaques. Et son diagnostic était très sûr.
« Son désir de connaître était toujours mêlé d'un véritable respect pour le malade qu'il amenait quelquefois chez nous, tant était forte son impatience de donner une réponse au patient ».
Il lisait beaucoup (il aimait Proust, et surtout Valéry ayant appris par coeur « le(...)
© Canal Académie - Tous droits réservés
|