Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Médecine traditionnelle chinoise et médecine occidentale : une complémentarité à développer

avec François Guinot, chimiste, président honoraire de l’Académie des technologies

Si la médecine traditionnelle chinoise traite l’ensemble du corps humain pour rétablir notre équilibre à travers les plantes, la médecine occidentale elle, s’attache à rétablir le dysfonctionnement d’un mécanisme précis, avec des molécules purifiées issues de l’industrie pharmaceutique. Voisines, ces deux médecines pourraient trouver des convergences, notamment dans le traitement de maladies chroniques et/ou lourdes. Explications en compagnie de François Guinot membre de l’Académie des technologies.


Bookmark and Share

Médecine occidentale et médecine traditionnelle chinoise sont deux démarches fondamentalement différentes. « En occident, depuis deux ou trois siècles, nous avons imaginé qu’une maladie était le dysfonctionnement d’un mécanisme biologique donné et qu’un médicament avait pour objet de le réparer. A partir de ce principe, nous avons fait des progrès extraordinaires ». Une exigence s’est ajoutée : la pureté du médicament.

C’est l’inverse pour la médecine traditionnelle chinoise (terme inventé par Mao Zedong) qui s’intéresse aux déséquilibres de l’ensemble du corps humain, et vise à rétablir le « qi » (ndlr : l’équilibre du corps et son énergie vitale). Le traitement est réalisé à partir d’un certain nombre de plantes. On est loin de la pureté exigée dans l’industrie pharmaceutique occidentale. François Guinot précise : « c’est une démarche empirique. Mais ça ne veut pas dire qu’elle ne soit pas scientifique. On en revient aux « savoirs sauvages » dont parlait Claude Lévi-Strauss, cette capacité extraordinaire d’observation qui permet de faire des corrélations ».

Pour s’en convaincre François Guinot nous relate l’expérience faite en Guyane française avec des Amérindiens. « Ils pêchent avec un poison recueilli d’une liane rare difficile à repérer dans l’exubérance de la forêt. Ils en font des fagots puis les lacèrent avant de les déposer dans un recoin calme de la rivière. En un instant, les poissons apparaissent très fatigués et il suffit pour les Amérindiens de les pêcher au harpon ». Que s’est-il passé ? La science moderne a démontré que la liane contenait une substance chimique absorbant l’oxygène, expliquant par la même occasion pour laquelle les poissons paraissaient engourdis. « Ici, ces savoirs sauvages nous ont apporté de vraies connaissances que nous n’aurions pas forcément découverts. »

La complémentarité des deux médecines en Chine

Aujourd’hui, la Chine a opté pour une complémentarité des deux médecines, car la population chinoise change.(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires