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L’hiver de la culture, un livre de Jean Clair, de l’Académie française

Un cri d’alarme autant qu’un cri d’amour dédié aux artistes

Dans L’hiver de la culture , un pamphlet paru en mars 2011, Jean Clair, pourfend une fois encore, mais allant plus loin, l’inflation du culturel. Pratiques artistiques et consuméristes insensées sont décryptées pour mieux nous rappeler l’aura de l’œuvre d’art, son lien ombilical avec le lieu qui l’a vue naître et sa fragilité. De la dénonciation de l’art moderne comme une marchandise aux bienfaits de la réplique des œuvres : le cheminement interrogatif de Jean Clair sur notre rapport à l’art.


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Le constat radical de Jean Clair sur «l'hiver» mais pas sur «la mort» de la culture pointe la folie mortifère d'une vénalité des arts sans limite. L'historien de l'art et l'écrivain, rend par ce livre un ardent hommage aux artistes et à l'œuvre d'art qui, comme la vérité, ne peut montrer qu'en masquant, une démarche contraire à l'impératif du hic et nunc, tyrannie et credo du temps présent.


Les cris de colère de Jean Clair contre l’art contemporain, contre les musées, contre le marché de l’art que vous pourriez avoir entendus ou lus, sont à nouveau visités dans L'hiver de la culture sous une plume qui court avec une patiente sagesse sur la ligne de partage entre sa passion pour l’art et son art des mots. Jean Clair porte haut le Flambeau d’un Karl Krauss qu’il aime à citer, contre les conformismes intellectuels et institutionnels et dédie - ce qu’il appelle « ce petit livre » - aux artistes.






Faute d'être entendu depuis 30 ans sur ces questions récurrentes, et au regard de « l'actualité » des six dernières années, Jean Clair revient à la charge contre l’affirmation de l’art moderne comme une marchandise.


Avec maestria, il revient sur la perte de l'aura dans une civilisation de la reproduction technique, concept bien connu du philosophe et historien d'art Walter Benjamin (1892-1940). Il poursuit ainsi le chemin tracé par Walter Benjamin qui n'avait pas pris en compte, rappelle l'académicien, la pratique de la signature des œuvres et l'idée que les artistes, du temps de Durër, ne voyaient pas dans les moyens de reproductibilité de leur époque, une atteinte à l'aura de l'œuvre. À partir de cette réflexion, Jean Clair avance des idées nouvelles quant à la préservation des œuvres.


Partant du constat, qu'en 2011, même un chef-d’œuvre est duplicable de manière parfaite, Jean Clair s'interroge : vaut-il mieux l’œuvre dégradée ou la copie supérieure à l’original dégradé, replacée dans le lieu de sa raison d’être ? Le point de vue peut surprendre chez ce conservateur des musées de France, habituellement qualifié de réactionnaire dans la presse française.(...)


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