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Dialogue avec les morts, un livre de Jean Clair, de l’Académie française

Souvenirs, chagrins, colères ...et réflexions sur l’art

Dialogue avec les morts, la dernière parution du journal personnel de Jean Clair, n’égraine pas les dates du calendrier comme le commun des mortels pourrait s’y aventurer. L’écrivain, historien de l’art, a choisi l’angle des mémoires dans une tonalité parfois satirique, pour révéler sa part d’intime, ses réactions, ses émotions, ses rêveries. Une écriture qui dit l’importance des silences et des paroles, une réflexion songeuse en correspondance avec son pamphlet stimulant paru en même temps, en mars 2011, L’hiver de la culture.


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Contrairement au Dialogue des Morts qu'on trouve depuis l'Antiquité jusqu'au XXe siècle sous la plume des grands écrivains, en passant par Fontenelle, Renan, Victor Hugo, Kundera, la polyphonie n'est pas de mise chez Jean Clair dans son dialogue avec les morts, autre forme, autre titre, autre temps. Dans Dialogue avec les Morts paru chez Gallimard, Jean Clair, de l’Académie française, évoque les âges de la vie, livrant ses douleurs, ses chagrins, ses colères et ses amours. Au fil de ses promenades, de ses voyages, de ses rencontres avec des artistes et leurs œuvres, il convie ses lecteurs, sans leçon particulière sinon celle de bien écrire, à habiter le monde les yeux ouverts, nous livrant une sorte de "roman d'apprentissage".


À 71 ans, Jean Clair évoque son enfance paysanne en Mayenne, sa jeunesse, ses amis disparus, la mort de ses proches, les figures de sa mère et de son père. Un livre de Jean Clair sans réflexion sur l'art, ne serait pas un livre habituel chez cet auteur. Aussi le lecteur trouve-t-il de belles pages sur la peinture, la sculpture, à travers le prisme de son œil, ou sur la plénitude que procurent certaines œuvres. Dialogue avec les morts conduit à s'interroger sur notre rapport à l'art. « L'intérêt », le sien sous-entendu, nous dit-il, « va au commun des jours, à tout ce qui ne reviendra jamais à l'identique, une lueur, une heure, un reflet passager, et non à l'événement historique, victoire ou défaite, éclairé d'une invariable lumière, ni aux grades ou aux fonctions de ceux qui ne sont là que pour ruiner la paix du temps.» Pour Jean Clair, «les choses ne livrent pas leur nom d'elles-mêmes et il faut à chaque fois les rebaptiser pour les décrire.»






Il évoque, entre souvenir et admiration, quelques artistes disparus dont il était très proche comme Avigdor Arikha, Raymond Masson et Zoran Music, sur lesquels il a déjà écrit. Pour les grands maîtres de la peinture, Monet, Manet, Bonnard, Balthus, comme pour les autres il a choisi de(...)


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