Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Affaires internationales : Ben Laden, la Libye, les Palestiniens...

par Thierry de Montbrial et François d’Orcival, de l’Académie des sciences morales et politiques

Dans cette nouvelle émission consacrée aux affaires internationales (mai2011), Thierry de Montbrial et François d’Orcival reviennent sur la mort d’Oussama Ben Laden, sur les opérations militaires au Proche-Orient et sur le rapprochement du Hamas et du Fatah. Les deux confrères de l’Académie des Sciences morales et politiques analysent ainsi, chaque mois, les principaux points chauds de l’actualité mondiale.


Bookmark and Share

Cette émission a été enregistrée le 9 mai 2011.

François d’Orcival et Thierry de Montbrial, tous deux confrères de l’Académie des sciences morales et politiques, se retrouvent dans le studio de Canal Académie pour analyser les conséquences d’une succession de faits majeurs : l’exécution de Ben Laden, la poursuite des bombardements aériens en Libye, la répression en Syrie, les initiatives palestiniennes.

Barack Obama a pris tous les risques en envoyant un commando investir au Pakistan, au nord d’Islamabad, le complexe où se trouvait Oussama Ben Laden, recherché par l’Amérique depuis les attentats du 11 septembre 2001. L’opération a réussi ; il en recueille les fruits dans l’opinion.
Thierry de Montbrial souligne trois points à ce propos :
- 1. Les Etats-Unis sont fidèles à eux-mêmes : ils n’ont laissé aucune chance à leur ennemi ; et l’exécution a été aussitôt applaudie par tous les Américains.
- 2. Ce raid aura été le résultat d’un concentré de technologies au service du renseignement et de l’action. Grâce à ces technologies, la plupart des attentats sont désormais déjoués. Nulle part les terroristes n’ont atteint leurs objectifs.
- 3. Obama n’a été certain qu’au tout dernier moment que Ben Laden se trouvait dans cette maison – il a donc effectivement pris de gros risques – mais il en a ramené deux choses, son image de commandant en chef et une moisson d’informations très utiles pour la suite de la lutte antiterroriste. En tirera-t-il profit pour la présidentielle de l’année prochaine ? C’est une autre affaire.

Pourquoi les alliés ont-ils décidé de frapper Kadhafi, au moment où celui-ci était en train de se préparer à massacrer ceux qui se révoltaient contre lui et ne le font-ils pas en Syrie contre Bachar al-Assad qui fait la même chose ?
Dans les relations internationales, la première chose à éviter, c’est la naïveté, souligne Montbrial : Kadhafi était isolé, sans alliés ; la situation allait dégénérer ; les alliés, à commencer par les Français et les Anglais, y sont allés. Mais à l’aveuglette, sans trop savoir s’il y avait une porte de sortie. Il en faudra bien une pourtant, en sachant qu’aucune guerre aérienne n’est concluante par elle-même.
En Syrie en revanche, insiste Montbrial, le problème est tout différent. Bachar al-Assad est(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires