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Sur le Pont des arts : regard sur les femmes sculpteurs

Mai 2011

Les membres de l’Académie des beaux-arts ont au printemps 2011, entamé une réflexion sur la main de l’artiste, l’importance du geste dans l’expression des arts. La publication trimestrielle de la Lettre de l’Académie des beaux-arts , consacre son numéro de printemps au lien entre la main, l’œil et le cerveau chez les artistes ? Un sujet passionnant tout comme les œuvres des femmes sculpteurs, rassemblées sur trois siècles au musée de Boulogne-Billancourt. Sur le Pont des arts vous propose une interview de Brigitte Terziev, première femme sculpteur qui fit son entrée au sein de l’Académie, il y a 4 ans.


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La Main de l'artiste, un dossier de La lettre de l'Académie des Beaux-Arts

François-Bernard Michel, membre de l'Académie des Beaux-Arts (dans la section Membre libre) rappelle combien ce thème de réflexion classique au milieu de l'art est revisité dans un esprit novateur par quelques membres de l'Académie, graveur, sculpteur, critique d'art, médecin, architecte dans ce numéro qui s'interroge aussi sur la main de l'artiste et le droit.





Pour l'artiste graveur Louis-René Berge la main du graveur n'est pas celle du dessinateur même si le graveur dessine parfois avant d'attaquer sa plaque de cuivre au burin. La rapidité du crayon qui glisse s'oppose au burin qui creuse et réclame un geste plus lent, agressif et contenu. L'effacement du trait étant impossible, le travail de gravure exige une parfaite maîtrise : Les bons jours le geste est bien rythmé et on dirait que la main creuse sans difficulté : c'est le moment où il faut se méfier : la main "s'endort"...danger !


Pour le sculpteur Claude Abeille, la main reprend à son compte le projet de l'artiste : c'est la récompense du sculpteur devenu le premier spectateur de l'apparition d'une œuvre dont il est, certes, l'auteur mais dont il doit peut-être à sa main la meilleure part : celle du mystère de toute œuvre d'art réussie.


Pour Paul Andreu, parler de la main, pour l'architecte, c'est parler du dessin à l'origine de toute projection spatiale, de tout geste architectural. Sur des carnets depuis 1969, il a conservé presque « jalousement » dit-il, la trace de la partie la plus intime de son travail. Puis pour gagner du temps il a commencé à montrer ses dessins qui aujourd'hui, lui apparaissent, certes comme des outils de la découverte de ses projets, mais comme des dessins qui avaient aussi quelque chose qu'il n'avait ni cherché, ni voulu, la possibilité d'exister hors d'eux.


Pour le compositeur Laurent Petitgirard,(...)


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