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MAPE : apprendre aux jeunes le vivre-ensemble par l’architecture

Une association soutenue par la Fondation HSBC pour l’Education, avec la participation d’Aymeric Zublena, de l’Académie des beaux-arts
L’association MAPE (Maquette Architecture Patrimoine Environnement) s’est donnée pour objectif d’apprendre aux nouvelles générations à regarder la ville autrement et à construire le vivre ensemble. Canal Académie et la Fondation HSBC pour l’Education vous invitent à suivre une émission consacrée à cette association qui propose un programme pédagogique innovant destiné à de jeunes collégiens en difficulté. Cette émission s’accompagne d’un film co-produit par notre radio et la Fondation HSBC.


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Références émission afficher
Émission proposée par : Virginia Crespeau
Référence : PDM571
Adresse directe du fichier MP3 : http://www.canalacademie.com/emissions/pdm571.mp3
Adresse de cet article :
Date de mise en ligne : 1er mai 2011

Le but essentiel poursuivi par cette l’association MAPE est de redonner confiance à des élèves en échec scolaire, en leur communiquant autrement le goût d’apprendre et d’acquérir certaines connaissances. Canal Académie et et ses équipes de reportage sont allées à la rencontre de cette association. Retrouvez notre film en fin d’article.

MAPE a été créée par Françoise Deleule, ingénieur en bâtiment, qui a développé cette méthode pédagogique consistant à travailler d’abord manuellement puis à intégrer, dans un deuxième temps, ce travail autour de l’écrit.


- Françoise Deleule, directrice de Projets MAPE, précise :

Françoise Deleule, Directrice de projets MAPE, en compagnie d’Aymeric Zublena de l’Académie des beaux- Arts

Cette méthode, je l’ai nommée « du rêve à la réalité ». Le rêve est de créer en arts plastiques la maquette de l’endroit où l’on aimerait vivre ; cette création permet ainsi d’aborder différentes matières telles que la géographie, l’histoire, les mathématiques, les arts plastiques... Puis, quand l’élève pose les pinceaux, il aborde la rédaction en Français.
Souvent ce travail fait peur, car lorsqu’on demande à ces jeunes en difficulté scolaire d’écrire un scénario autour de la maquette qu’ils viennent de fabriquer, il est intéressant de constater que beaucoup d’entre eux réagissent de la même façon : ils commencent par dire : « non Madame, j’ai pas envie d’écrire ». Mais peu de temps après, la mise en route de leur imagination pour raconter une histoire s’effectue très rapidement.

- Jean-Marc Loiseau professeur de français et arts plastiques en témoigne :

MAPE nous permet de fonctionner en projet pour donner du sens. C’est une ouverture vers le rêve, la création en arts plastiques, puis vers l’expression et la rédaction en langue française.
Le but étant de ne pas enseigner aux élèves dans le vide : MAPE nous permet de les relier à la réalité ; on part du rêve mais on va toujours vers la réalité, parce qu’il s’agit d’enfants qui vont vite entrer dans le monde pratique ; ils ont aussi des difficultés au niveau du vocabulaire et de l’écriture et ce projet en particulier leur permet d’écrire un texte après s’y être investis au niveau corporel.
Les arts plastiques enseignés à ces jeunes élèves se résument à : je bouge dans la classe, je prends de la peinture, je mets mes mains dedans, je vais laver mes mains, je choisis les pinceaux, je crée sur ma feuille de canson, aussi lorsqu’après, je vais prendre un crayon pour imaginer et écrire une histoire, cela va m’être beaucoup plus simple et accessible plutôt que rédiger un texte sur n’importe quel sujet comme : « décris-moi ce que tu as fait pendant tes dernières vacances »...

Classes 6ème et 5ème SEGPA Collège Jean Macé CLICHY-la-Garenne et leurs professeurs

L’activité manuelle captive et permet de dépasser les appréhensions liées à l’écrit. Par ailleurs, l’articulation du projet autour d’un plan en relief permet d’intégrer diverses notions : les mathématiques avec les échelles, la géographie avec les courbes de niveau, le français pour l’écrit, l’histoire pour raconter comment s’est construite au cours des siècles la ville dans laquelle on habite et avec le concours de quels grands personnages historiques ; sans toutefois oublier de faire appel à l’imaginaire, à l’imagination de ces jeunes esprits en développement...

- Françoise Deleule, directrice de Projets MAPE, continue :

Quand on part de la réalité, c’est "ma vie dans la ville". J’ai donc fait intervenir de grands chefs cuisiniers, des nutritionnistes qui expliquent comment se nourrir en évoquant la nourriture d’hier et d’aujourd’hui. Nous avons testé à Clichy un cours santé-nutrition de deux heures et demie qui s’est déroulé sans aucun bruit, sans aucun rappel à la discipline, ce qui est assez exceptionnel dans les classes relais ou SEGPA !

- Evelyne Aymar, nutritionniste, explique :
MAPE c’est "ma ville", et dans ma ville il y a : ma vie. Nous avons réfléchi avec les enfants à ce qui est important pour eux dans le domaine de la santé, à ce qu’il faut pour être en bonne forme : dormir, bouger … Et nous avons amenés peu à peu ces élèves à réfléchir sur les questions suivantes : « Puisqu’on est ce que l’on mange, comment doit-on se nourrir pour être au maximum de ses possibilités physiques et intellectuelles ? »

Françoise Deleule d’ajouter :

- Des historiens viennent aussi intervenir au niveau de l’Histoire de leur ville ; peut-être mieux la connaître pour ne pas la détruire...

"Du rêve à la réalité"
"Du rêve à la réalité"

- Elise Rossi, professeur de mathématiques, d’histoire et géographie, intervient :

En tant qu’enseignante, il est très important de travailler avec des gens de l’extérieur qui viennent nous parler de leur spécialité. A ce titre, le projet MAPE nous a apporté beaucoup de choses au niveau de l’architecture, de l’art : comment comprendre sa ville et la mettre en valeur ?

- Réflexion qui prend toute son importance lorsque Françoise Deleule nous dit :

Nous intervenons en priorité dans les quartiers dits sensibles, dans les classes SEGPA (section d’enseignement général et professionnel adapté), et dans les classes Relais.

En effet, l’association MAPE intervient auprès de 600 élèves par an, âgés de 12 à 13 ans, en classes relais ou SEGPA. Des classes qui correspondent à des dispositifs d’accueil d’élèves en décrochage scolaire et en voie de marginalisation comme dans le 19e arrondissement de Paris et à Clichy.

Tout commence par une maquette
Tout commence par une maquette

- Brigitte Laurier, directrice de la classe SEGPA du Collège Jean Macé à Clichy-la-Garenne, et Didier Chabat, coordinateur de classes relais aux Orphelins d’Auteuil, expliquent :

Brigitte Laurier : MAPE est un projet que nous tenons sur toute l’année scolaire avec une fréquence d’intervention bimensuelle.
Une orientation en classe de SEGPA dépend de la décision d’une commission. Une équipe pédagogique pense qu’un enfant aurait bénéfice à être dans une classe de SEGPA ? Un dossier est monté ; il s’agit d’ un dossier complexe qui fait appel au médecin scolaire, à l’assistante sociale, à la conseillère d’orientation, à la psychologue, et qui s’appuie également sur le rapport du suivi pédagogique de l’enfant. Ce n’est pas un enseignant seul dans son coin qui peut décider d’une telle orientation. Il y a tout un partenariat aussi à mettre en place avec les parents qui doivent accepter cette orientation ; cette situation est souvent mal vécue parce qu’elle se résume à une orientation par défaut : on est orienté en SEGPA parce qu’on ne montre pas les capacités nécessaires pour réussir en enseignement ordinaire. Il faut se rendre à l’évidence, qu’au départ, ce n’est pas un choix.


Et la classe relais ?

Didier Chabat : c’est une classe qui accueille des élèves plus ou moins dé-scolarisés, qui ont des problèmes sociaux, parfois des problèmes psychologiques, des problèmes forcément scolaires et que l’on accueille pendant plusieurs semaines, voire de plusieurs mois, pour les remettre à niveau et leur permettre, en petits groupes, avec une équipe choisie de professeurs volontaires, de s’orienter, de continuer leur scolarité.

Mais comment ces classes relais s’incrivent-elles dans ce que Brigitte Laurier nous a décrit tout à l’heure, c’est-à-dire la SEGPA ?

Didier Chabat : Nous sommes voisins, nous avons un public identique, souvent parallèle. La différence réside dans la durée de l’accueil : Ma voisine accueille les élèves durant une année, nous, nous les accueillons pendant un trimestre.

Construire le vivre ensemble
Construire le vivre ensemble

Didier Chabat : C’est une remise à niveau pour les re-socialiser, les re-scolariser, leur redonner confiance en eux, leur montrer que le monde des adultes et le monde scolaire n’est pas un monde ennemi du leur, et les aider à aller au bout de leurs projets.
A la fin d’une classe relais, ils reviennent dans leurs collèges d’origine, si cette remise à niveau a eu lieu au cours du premier ou du deuxième trimestre scolaire ; mais à la fin du troisième trimestre, ils devront être orientés soit vers une orientation technique, une orientation professionnelle, un CFA, soit ils entreront dans la vie active tout simplement, selon leur âge et leur désir.


Brigitte Laurier : Une SEGPA : section d’enseignement général et professionnel adapté accueille des élèves qui, à l’issue de la troisième, vont s’orienter sur un plan professionnel, une grande partie vers les métiers du bâtiment. Donc ce projet MAPE est un tremplin formidable pour sensibiliser ces enfants à tous les métiers du bâtiment, leur faire connaître le vocabulaire, l’infrastructure, toute la construction d’une habitation quelle qu’elle soit. Nous constatons qu’ils retiennent ces bien ces informations. En revanche, si on leur faisait un cours théorique, in abstracto, sans le support de la méthode, pour leur parler des métiers du bâtiment, je ne pense vraiment pas qu’ils retiendraient autant de choses. Donc finalement ce projet, que mène Françoise Deleule, à partir de la sixième bien souvent, permet de sensibiliser ces enfants qui vont partir en atelier à partir de la classe de quatrième. MAPE les aide à avoir une première approche des métiers et particulièrement à Clichy où nous avons un atelier habitat, un atelier bâtiment. Ils sont donc sensibilisés à ce qu’est le bâtiment avant même d’aborder ce domaine sur un plan beaucoup plus technique avec un professeur spécialisé.

Rappelez nous ce qu’est une SEGPA ?

L’Association MAPE est soutenue par la Fondation HSBC pour l’Education. Cette fondation a été créée en 2005.

- Marine de Bazelaire Directrice Développement Durable HSBC France, Déléguée de la Fondation HSBC pour l’Education, évoque et explique ce soutien :

La Fondation HSBC pour l’Education a été créée en 2005, au moment où le groupe en France adoptait la marque HSBC. Le groupe où qu’il soit dans le monde soutient des actions dans le domaine de l’éducation pour favoriser plus d’équité. L’éducation est un vrai facteur de paix, un réel facteur de stabilité de tout pays. Cette notion est essentielle pour HSBC dont le slogan publicitaire fétiche est : "Votre banque partout dans le monde ".
Pourquoi HSBC choisit-elle de soutenir l’éducation auprès d’enfants de milieux défavorisés ? Parce que l’on considère que si l’on doit participer à un monde plus stable, les réformes doivent s’envisager de façon prioritaire avec les générations montantes. En France, on a choisi un angle particulier qui est la culture, ce n’est pas le cas dans les autres pays. On est ici, dans un profil d’éducation original par rapport à beaucoup d’autres pays dans lesquels on est implanté, car l’éducation y est gratuite. Néanmoins, on sait qu’il existe de vrais écarts, la fracture sociale en France perdure, et même s’accentue. En 2005, lorsqu’ on a choisi de nous positionner dans la défense de la culture, c’était essentiellement par affinité du groupe HSBC avec ce domaine ; nous remettions alors un prix HSBC pour la photographie, -nous soutenons en effet, de jeunes photographes talentueux depuis une quinzaine d’années- et de ce fait, nous avons souhaité, faire le lien entre les deux, par le biais de l’éducation. Aujourd’hui, six ans plus tard, on se rend compte que plus qu’une affinité, la culture est un vrai moyen de raccrocher les jeunes à l’éducation. C’est vraiment l’innovation pédagogique, que le projet de notre Fondation s’est donnée pour objectif. MAPE en est une expression, je dirais vivante. Nous souhaitons évidemment continuer à soutenir des projets comme celui-là mais aussi porter notre voix à l’extérieur, plus fort, pour que l’Education nationale, les institutions s’emparent de ce type de projet, se disent que c’est réellement un moyen de lutter contre la fracture sociale et de raccrocher les élèves à l’éducation.


- Séverine Coutel, Secrétaire Générale de la Fondation HSBC pour l’Education chargée de la coordination du mécénat et du développement durable, souligne un autre aspect de cette implication de la Banque HSBC et de sa Fondation pour l’Education :

Il y a aussi un critère très important dans notre sélection des Associations à soutenir, il s’agit de l’implication de nos collaborateurs dans le projet auprès des enfants. En effet, dans tous les projets que la Fondation HSBC pour l’Education soutient, nous demandons une implication des collaborateurs. _

Séverine Coutel, Secrétaire Générale de la Fondation HSBC pour l'Education chargée de la coordination du mécénat et du développement durable
Séverine Coutel, Secrétaire Générale de la Fondation HSBC pour l’Education chargée de la coordination du mécénat et du développement durable

Comment cela s’est-il traduit dans le projet MAPE ? Vous en avez justement une illustration avec la participation par exemple de deux collaborateurs qui ont accepter de venir expliquer aux jeunes accueillis dans nos locaux HSBC, les métiers la banque, ou encore l’accession à la propriété.
La Fondation HSBC pour l’Education et MAPE organisent également une deuxième mission avec une collaboratrice volontaire qui va organiser une visite autour des métiers de staff dans des ateliers qui travaillent le plâtre manuellement. Pour nous cette implication est vraiment importante pour permettre une rencontre, des échanges entre deux mondes qui ne se connaissent pas et qui vont donc apprendre à mieux comprendre les difficultés des uns et des autres.

- Aurélie Blanchard, animateur coaching des ventes HSBC France :

J’ai trouvé le projet vraiment intéressant en ce sens où l’on sort du contexte scolaire des enfants qui n’ont pas forcément un parcours aussi facile que d’autres. Moi-même, j’ai suivi ma scolarité en grande partie dans un collège qui n’était pas facile... Je pense néanmoins, avoir aujourd’hui une carrière épanouissante, voire réussie. J’avais sans doute envie de transmettre ce relais auprès de ces jeunes élèves. Il y a par ailleurs, un décalage important entre l’image que peut projeter le banquier, notamment à travers les médias, et notre métier en lui-même tel que nous le pratiquons au quotidien. Dans ce projet immobilier,« du rêve à la réalité », le banquier est celui qui va pouvoir dire non ou oui pour réaliser le rêve et finalement, nous transmettons aux enfants ce message : le banquier est aussi quelqu’un qui peut vous accompagner pour accomplir votre rêve...

- Un autre collaborateur d’HSBC s’est impliqué dans le projet Mape. Jérôme Charon, conseiller premier international HSBC France, témoigne :

Ma première motivation a été de rendre à l’Education nationale ce qu’elle m’a offert. Je n’ai pas eu une scolarité particulière, j’étais dans un collège puis un lycée de province où tout se passait bien, où tout le monde s’entendait bien. Je n’ai pas connu les difficultés que certains établissements ont notamment en Ile-de-France ; aussi lorsqu’on m’a proposé de participer à cette réunion avec MAPE, j’ai accepté, par plaisir mais aussi parce que, dans ma carrière, j’ai l’occasion de recevoir comme clients, les parents de ces enfants.
J’ai trouvé agréable que les enfants soient participatifs, puisque beaucoup de questions ont été posées. Je pense que nos explications ont été bien comprises et de mon côté, je pense avoir mieux compris leurs interrogations.

Nous avons demandé à Françoise Deleule comment s’est développée cette idée du projet MAPE :

Cette association loi 1901, agréée éducation nationale, est née en 1990, suite à la copie du plan en relief de la ville de Besançon. En effet, cette ville s’était dotée à l’époque dotée d’une copie pour présenter aux habitants leur ville au temps de louis XIV. De grands maquettistes se sont ainsi retrouvés autour de cette maquette, l’original se trouvant maintenant aux Invalides. Et là, ce fut le déclic par rapport au projet MAPE : il me fallait absolument adapté cet outil pédagogique pour aboutir à une nouvelle méthode et "apprendre autrement" et mettre tous ces jeunes en contact avec "des aînés" qui ont réussi dans les métiers de l’architecture et du bâtiment."

MAPE accueille l'architecte et urbaniste Aymeric Zublena
MAPE accueille l’architecte et urbaniste Aymeric Zublena

C’est ainsi que la fondation HSBC pour l’Education et l’association MAPE ont eu le grand plaisir de recevoir un invité de marque, en la personne d’Aymeric Zublena, de l’Académie des beaux-arts, urbaniste, architecte de réputation internationale : second Prix de Rome en 1967 pour un projet de maison pour l’Europe à Paris, membre de l’agence SCAU avec Maxime Barbier, Bernard Cabannes, Luc Delamain, François Gillard, Michel Macary, architecte en chef de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée (1967-1992), Président de l’Académie d’Architecture de 2002 à 2005, élu membre de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France le 25 juin 2008 à qui nous devons également le stade de France, l’hôpital Georges Pompidou, etc. Ce grand professionnel a accepté de faire partager sa passion pour l’architecture avec des collégiens de SEGPA, section d’enseignement général et professionnel adapté du collège Jean Macé à Clichy-la-Garenne.

- Aymeric Zublena évoque devant les micros de Canal Académie ces instants partagés avec ces collégiens qui lui ont rappelé la période où lui-même avait été enseignant.

J’exerce vraiment un métier de passion ; je vous assure que c’est fantastique de rencontrer des gens, de lire un programme, d’imaginer, d’organiser l’espace pour répondre à leur demande, et puis d’aller au-delà... Bien sûr, il y a des considérations fonctionnelles, techniques, économiques qui vont de soi : il faut qu’un bâtiment tienne debout, qu’il réponde à des demandes précises d’utilisation et qu’il reste d’autre part à l’intérieur d’un budget. Mais je dirais que c’est là, la partie, non pas la moins intéressante, mais celle qui n’ engendre pas la passion que l’on éprouve en exerçant ce métier. La partie passionnante de ce métier consiste à essayer de transcender, de dépasser ces exigences très cernées pour apporter quelque chose de plus... Ou on réussit et on réalise de beaux bâtiments, ou on réussit moins et nos créations sont banales Cet exercice difficile exige de s’abstraire du programme commandé, d’aller au-delà de ce qui est dit, en s’interrogeant : qu’attend-on de moi ? Qu’est-ce que je peux apporter qui n’est pas demandé, formulé, mais attendu ? C’est pourquoi ce métier demande une réelle passion et implication dans ce que l’on fait.

Mon père était ébéniste ; j’ai donc grandi dans ce monde des formes où l’on travaille la matière. Je me disais en rencontrant ces jeunes collégiens : la ville, et d’une certaine manière l’architecture, c’est avant tout, apprendre à vivre ensemble, pour que les différentes générations, les activités, les formes réconciliées, puissent coexister harmonieusement dans la cité."

En savoir plus :
- Sur Aymeric Zublena de l’Académie des beaux-arts.
- Sur la Fondation HSBC pour l’éducation.





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