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Les langues régionales de France : le breton (4/20)

4ème émission de la série proposée par la linguiste Henriette Walter

Contrairement au basque, la langue la plus ancienne de France, le breton ne s’est manifesté que récemment, bien après la conquête romaine, en provenance de la grande île appelée alors Britannia. Mais le breton ne recouvre pas l’ensemble de la Bretagne, qui se partage en deux entités linguistiques bien caractérisées : la Haute-Bretagne, dite Bretagne romane, à l’est, où se parle le gallo, une langue née du latin et qui est en fait la forme prise par le latin dans cette région - à laquelle une prochaine émission sera consacrée bientôt, avec les autres langues romanes ; et la Bretagne celtique, ou bretonnante, où l’on parle le breton depuis environ quinze siècles et qui fait l’objet de cette émission.


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- Les débuts du breton

Tout commence vers le Ve siècle de notre ère, avec, venant du sud de la Britannia, l'arrivée de populations de langue celtique dans une région faiblement romanisée, où la population était peu nombreuse et où le gaulois n'avait sans doute pas complètement disparu. Encore à la fin du VIe siècle, Grégoire de Tours parle en effet du gaulois au présent, ce qui laisse penser que le gaulois était encore assez vivant, au moins dans les campagnes - et on évoque en souriant Astérix et la résistance farouche du village d'irréductibles gaulois face aux envahisseurs romains.


On sait aussi, grâce à Jules César, que le pays à l'extrémité occidentale de la Gaule se nommait Aremorica (gaulois are « près de » : morica, dérivé de more « mer », équivalent du latin mare.
Cette langue celtique venue du pays de Galles, du Cornwall britannique et du Devon, n'avait sans doute pas eu de mal à reprendre racine sur cette terre où le souvenir des anciennes tribus gauloises se maintient encore de nos jours sous le nom des villes de :



C'est donc de cette époque que l'on peut dater la naissance du breton, dont on peut retrouver l'extension géographique originelle en observant la répartition des toponymes, et en particulier ceux qui comportaient le suffixe gaulois -acos (-acum en latin), qui a ensuite évolué diversement selon les régions.

- Les toponymes en -ac et en -é
Ce suffixe -acum a été l'un des plus productifs pour former des noms de lieux dans l'ensemble de la Gaule, avec des évolutions différentes :
(...)


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