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Maurice Tubiana : La science au coeur de nos vies

Rencontre avec l’Académicien à propos de son dernier livre paru début 2011

Le professeur Tubiana revient au cours de cette rencontre sur les différentes peurs qui jalonnent l’histoire de la science, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Il prône le courage pour les politiques, une meilleure information fondée sur des données scientifiques plutôt que sur la rumeur et un public plus confiant face à l’usage de la science.


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Il y a toujours eu des résistances envers la science et à certaines époques, elles ont été très fortes.
A partir du XVIe siècle le monde devient peu à peu compréhensible grâce à la science envisagée sous un jour plus moderne. Mais elle s’oppose aux dogmes, aux croyances, nourrissant la haine depuis l’Antiquité de ceux qui la voient comme une menace pour leurs religions. Le procès de Galilée, un siècle plus tard, en est une illustration.
Si au XXe siècle, science et foi ne s’opposent plus, la science est perçue cependant comme l’instrument d’une aliénation pour l’homme. « Freud à développé dans son ouvrage Malaise dans la civilisation en 1929 l’idée que la science est devenue synonyme de contrainte, celle du réveil matin et du travail à la chaîne ; celle qui impose une certaine manière de vivre » nous explique le professeur Tubiana. Et il poursuit : « les réticences envers la science sont aujourd’hui très fortes pour deux raisons : tout d’abord parce qu’une partie de la population y est hostile délibérément. Les précautionnistes pensent que la science peut apporter des agents dangereux, susceptibles de remettre en question l’espèce humaine. Et puis il y a les écologistes qui pensent que la nature répond à tous les problèmes, qu’elle est parfaite. Ils ont peur de la remise en question par les travaux scientifiques ».

Par « précautionnistes », Maurice Tubiana fait référence au courant développé par le philosophe allemand Hans Jonas, dont la crainte fut que la science mette à jour des agents pouvant être à l’origine d’une apocalypse. « D’où la précaution et plus tard le principe de précaution » précise-t-il.

Les scientifiques sont-ils donc tous contre le principe de précaution ? « Pas du tout ! s’exclame notre invité, ils sont même plutôt pour, à condition que le principe de précaution soit encadré par des connaissances scientifiques solides, qu’il ne se fonde pas simplement sur des rumeurs ».

Deux exemples étayent la thèse du professeur Tubiana :
L’arrêt de la vaccination contre l’hépatite B dont on pensait qu’elle augmentait le risque de développer une sclérose en plaque.(...)


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