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Marie de Médicis : luxe et puissance, exil et solitude

avec Yves-Marie Bercé de l’Académie des inscriptions et belles-lettres

Yves-Marie Bercé de l’Académie des inscriptions et belles-lettres évoque le destin aventureux de Marie de Médicis (Florence, 1573 – Cologne, 1642). Sa vie fut plus mouvementée que celle d’aucune autre reine de France. Elle connut le luxe, la puissance, les humiliations, l’exil, la solitude, le dénuement. Une reine-régente qui sut apporter paix et prospérité au royaume et transmettre la couronne intacte en de plus fortes mains que les siennes. Pourquoi les historiens ont-ils été si sévères avec elle ?


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En octobre 1600, les Florentins assistèrent, au palais Pitti, au mariage de Marie, la nièce du grand-duc Ferdinand de Médicis, avec Henri IV. Après Catherine de Médicis, pour la seconde fois une Médicis devint reine de France. Il ne s'agissait pas d'une mésalliance pour le roi Bourbon, Marie était une Habsbourg par sa mère et sa grand-mère maternelle. Pour les banquiers toscans, cependant, c'était l'apothéose d'une longue ascension.


Une princesse Toscane amie des arts

Sa mère mourut, en couches, en 1578. Les enfants de la maisonnée Médicis ( Marie, sa sœur, ses cousins, son demi-frère illégitime) apprirent les mathématiques, la poésie, la philosophie, l'astronomie, la peinture, la gemmologie, la danse. Ils reçurent, sinon de la tendresse, au moins une éducation raffinée. Grande admiratrice des arts et des sciences, douée en dessin et en musique, Marie fut une Médicis digne de ses ancêtres.
En 1587, son père succomba à la malaria. Marie, orpheline de quatorze ans, devint la plus riche héritière d'Europe.
Elle apporta deux millions d'écus à la couronne de France -dont un million servit à annuler la dette contractée par la France auprès de la banque Médicis.


Une reine humiliée, trompée mais aimée

Le ménage royal eut six enfants et connut beaucoup de scènes de ménage. La reine, amoureuse de son mari et de nature colérique, supportait mal les maîtresses, publiquement affichées, de son royal époux.
La prestance, la blondeur, l'éducation soignée de Marie de Médicis touchèrent, semble-t-il, le cœur du Vert-Galant. La naissance du futur Louis XIII, dès 1601, combla les rêves dynastiques du roi Bourbon.
Elle fut sacrée le 13 mai 1610, la veille de l'assassinat d'Henri IV. La mort de cet époux aimé malgré tout fut le grand chagrin de sa vie.




La régence de Marie de Médicis et les historiens

Yves-Marie Bercé nous précise encore que de mai 1610 à octobre 1614, la reine Marie de Médicis dirigea le gouvernement du royaume, exerçant le pouvoir au nom de son fils. A partir de la majorité de Louis XIII, la reine mère continua à dominer le Conseil grâce à l'accord et à la soumission du jeune roi, jusqu'à ce que par « un coup de majesté » en avril 1617 celui-ci s'émancipe brutalement et assume lui-même(...)


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