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Les mots des religions : main et bras

avec le Grand Rabbin Haïm Korsia

Dans quel contexte le judaïsme évoque-t-il les mots main et bras en parlant de Dieu ? Et comment faut-il comprendre que la main de Dieu puisse "agir" dans le monde ? En citant le Talmud, les Psaumes et même les maximes des Pères, le Grand Rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite des armées françaises, offre un éclairage à méditer.


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Le bras et la main, ce n'est pas tout à fait la même chose mais les deux expressions expriment la façon qu'a Dieu de s'impliquer dans le monde. "Une main puissante " ou "J'étendrai mon bras sur..." Il s'agit bien de l'implication de Dieu dans le monde mais avec cette idée extraordinaire : chaque fois qu'un homme agit pour le bien dans le monde, il est d'une certaine manière le bras de Dieu.

Haïm Korsia cite ici l'un des psaumes qu'il préfère, le psaume 121 :
- L'Eternel est comme l'ombre de ma main droite
et d'expliquer ce que son Maître lui a enseigné : si j'ouvre ma main, son ombre est ouverte ; si je la ferme, l'ombre se ferme. Autrement dit, si j'ouvre ma main pour les autres, la main de Dieu s'ouvre pour moi. Et si je la ferme aux autres, celle de Dieu se ferme pour moi. Il faut oser le dire : de cette manière, l'homme peut presque commander la main de Dieu ! Nous voici devenus une sorte de télécommande : si l'on agit en bien pour l'autre, quelque chose de bien nous revient maintenant ou après (quand Il estime que c'est le moment)...

La main de Dieu si elle est inépuisable pour le bien, est épuisable pour le mal, elle hésite à frapper... Ecoutez les commentaires rabbiniques rapportés ici par le Grand Rabbin Haïm Korsia, notamment ce passage du Talmud : Au moment de franchir la Mer rouge, les Hébreux passent à pied sec tandis que les Egyptiens sont noyés. Alors les anges se mettent à chanter mais ils s'aperçoivent que Dieu, lui, ne chante pas : Comment voulez-vous que je chante alors que mes enfants sont noyés ? Car les Egyptiens ne sont pas moins enfants de Dieu que les Hébreux...

Grande leçon pour nous. On doit parfois faire des choix, pas toujours de gaïté de coeur, entre le grave et le pire... mais la main de Dieu entre en jeu quand les hommes ne sont pas capables eux-mêmes de faire régner le bien.

Notre invité cite aussi les maximes des Pères : fais de Sa volonté ta volonté afin qu'Il fasse de ta volonté Sa volonté. Si l'on se situe dans la projection de ce que Dieu attend, alors s'opère une rencontre entre l'attente de Dieu et l'espérance des hommes.

Dieu tend la main vers les hommes en attendant qu'ils tendent la main vers lui.

Histoire du Midrash : un rabbin est dans une misère noire et sa femme le lui reproche : "le monde entier ne subsiste que grâce à ta prière et nous, nous sommes affamés ; je mets de la paille à brûler dans la cheminée pour que les voisins(...)


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