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Croissance : stop ou encore ? Quelle évolution pour le capitalisme ?

Un forum de la Fondation Croissance responsable à la Fondation del Duca
La Fondation Croissance responsable a tenu son premier forum, le jeudi 9 décembre 2010, dans l’hôtel de la Fondation Del Duca. Encadré par Michel Albert, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, et le chancelier Gabriel de Broglie, cette réflexion a conduit de nombreuses personnalités du monde économique et social à s’exprimer sur l’essence du capitalisme et son évolution envisageable. Prenant conscience des raisons de la crise économique de 2009, ce colloque invite à reprendre confiance en l’entreprise et en l’initiative.


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Référence : COL653
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Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/ida6473-Croissance-stop-ou-encore.html
Date de mise en ligne : 23 août 2011

Créée en 2009, la Fondation Croissance Responsable est l’œuvre commune d’entrepreneurs, de syndicalistes, d’académiciens et de chercheurs. Michel Albert, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, introduit cette pensée par la nécessité d’un capitalisme responsable. « Les entrepreneurs de plus en plus nombreux veulent donner du sens à leur action et participer à l’invention du capitalisme futur », affirme l’académicien.

C’est l’action que souhaite donner cette fondation, réhabiliter l’économie de marché, réfléchir sur les raisons de la crise, et provoquer une évolution de ce modèle économique qui a montré son efficacité. Xavier Fontanet, Président d’Essilor, invité par le groupe de travail « Croissance, stop ou encore », ouvre la séance par quelques propos sur son expérience professionnelle, et sur l’excellente santé financière d’Essilor : la société, sort de la crise, profondément agrandie grâce à l’absence de dettes dans son capital. Balayant les travers de la société française, il constate une certaine défiance et hostilité des Français envers la figure de l’entrepreneur due aux journalistes qui « popularisent ce qui marche mal » et se centralisent sur le mauvais capitalisme financier.
Quelles solutions ? Ce président envisage deux remèdes pour impliquer davantage le salarié dans la vie collective de l’entreprise et lui redonner confiance : l’actionnariat salarié et le mutualisme.

« Le capitalisme est il une arme contre l’exclusion ? », tel est le sujet qu’abordent de nombreuses personnalités du monde économique et social dans la première table ronde. Ce thème regorge de questions successives, en particulier sur l’existence de l’entrepreneuriat social, sur les changements introduits par la crise, sur la notion de capitalisme éthique. Ces dirigeants promeuvent une autre vision du capitalisme, opposée au capitalisme financier spéculateur à cause duquel « certains patrons cyniques et cupides, véritables prédateurs, ont jeté le discrédit sur l’ensemble de la profession d ‘entrepreneur », selon les mots d’Alain Olive, à la tête de l’UNSA. Ce groupe de travail affirme que « l’économie de marché est le meilleur système pour créer des richesses », et permettre le développement.
Mais ce système peut être brutal, injuste, et créateur de crises successives. « Par essence anti-solidaire » comme le démontre le syndicaliste. « Il devrait être une machine à créer de l’ascenseur social, à intégrer, à permettre aux gens de progresser », prescrit Geoffroy Roux de Bézieux, président de l’UNEDIC.
La discussion se poursuit autour de l’entreprise Trisélec. Cette société industrielle de traitement de déchets dans le Nord a décidé, lors de sa création en 1994, de ne pas sélectionner le personnel de production. Un objectif social est ainsi greffé au projet économique. Le résultat ? Des outils de formation multimédias, une réduction de l’illettrisme, une diversité dans le recrutement…un succès comme le démontre Patrick Vandamme, directeur de la production.

Les conversations s’enchaînent : Confiance, Réussite, implication des salariés, Ecole, Initiative…un ensemble d’idées et de remèdes envisagés par la Fondation Croissance Responsable qui « aborde les questions sous un autre angle de vue, plus large, avec un ton plus responsable, plus réfléchi », conclut Gabriel de Broglie, chancelier de l’Institut de France, invitant cette démarche de réflexion à s’épanouir.

En savoir plus :

- Michel Albert, de l’académie des sciences morales et politiques

- Gabriel de Broglie, Chancelier de l’Institut de France

- Fondation Croissance Responsable






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