Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Pour que la recherche spatiale française reste une référence

Le point, avec Jean-Loup Puget, astrophysicien, de l’Académie des sciences

Adapter la recherche française aux enjeux de l’espace : tel est l’ambition du rapport science et technologie 2010 dirigé par Jean-Loup Puget, astrophysicien à l’Académie des sciences. Rendre plus compréhensibles les données spatiales aux sciences humaines, résoudre la question de l’entrée des jeunes chercheurs sur une mission sans résultat scientifique, conserver de petites missions spatiales malgré les restrictions budgétaires. Voici quelques points parmi d’autres que Jean-Loup Puget aborde dans cette émission pour que la recherche spatiale française reste une référence.


Bookmark and Share

Premier constat de Jean-Loup Puget : le bilan de la recherche spatiale en France est plutôt positif. « La création du CNES en 1961 était à l’époque l’une des premières agences spatiales dans les pays occidentaux et a été un moteur de la recherche spatiale » assure Jean-Loup Puget.

On distingue deux types de satellites : ceux destinés à des fins scientifiques de recherche et les autres dits opérationnels qui servent les différents agents économique et gouvernemental.

Très rapidement, l’observation de la Terre depuis l’espace prend une importance grandissante : les satellites opérationnels sont utilisés pour les télécommunications, la géolocalisation, les prévisions météorologiques…« Du coup, la quantité d’information reçue des satellites est de plus en plus grande, non seulement parce que les satellites scientifiques donnent énormément de données, mais aussi parce qu’un certain nombre de satellites opérationnels donnent aussi aux scientifiques un nombre d’information considérable » nous explique-t-il.
C’est d’ailleurs une des évolutions importantes de la recherche spatiale : les scientifiques traitent les informations des satellites scientifiques et opérationnels.

Dire que les satellites opérationnels révèlent uniquement des intérêts privés serait un mauvais raccourci. Un contre exemple, nous explique Jean-Loup Puget « le gouvernement finance aussi des satellites opérationnels pour surveiller les systèmes agricoles, comprendre les problèmes d’alimentation en eau et l’évolution du climat par exemple ». Tout ceci est pris en charge par l’enveloppe publique allouée à la recherche.
Mais le rapport soulève un problème de taille : qui finance ces projets lorsqu’ils s’étalent sur plusieurs années ? « Tous ces programmes demandent une surveillance à long terme. Or ils ne peuvent pas être couverts longtemps par les scientifiques car ils doivent sans tarder développer de nouveaux instruments. Il faudrait que les satellites une fois mis sur orbites, soient pris en charge par des agences du type des agences météorologiques pour assurer la pérennité de ces informations »(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires