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Souvenirs de famille : Jean Filliozat, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres

Evocation en compagnie de son fils, Pierre-Sylvain Filliozat, membre de la même Académie

Jean Filliozat, indianiste savant, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, a voué sa vie à la recherche de la vérité au sein des civilisations orientales. Il évoquait volontiers ce que l’orientalisme apportait à sa culture personnelle, comment il lui était utile dans son enquête plus générale d’humaniste. En retour, il a aimé servir l’orientalisme, en racontant son histoire, en définissant ses méthodes, en le maintenant dans la voie pure de l’esprit scientifique. Il fut directeur de l’Ecole française d’Extrême-Orient et fondateur de l’Institut français d’Indologie de Pondichéry. Son fils Pierre-Sylvain appartient à la même académie que son père et continue dans la même lignée.


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Jean Filliozat (1906-1982) est né à Paris. Il y fit ses études secondaires aux lycées Henri IV et Louis-le-Grand, puis il s'orienta vers la médecine. Son goût pour la science et la recherche scientifique s'éveilla très tôt. Toute sa vie il s'intéressa particulièrement à l'histoire naturelle.
Son intérêt pour l'Inde remonte à une découverte littéraire, celle de Leconte de Lisle. D'emblée il avait senti le sublime et la beauté de la mythologie et des idées religieuses indiennes.
Il est docteur en médecine en 1930 et, la même année, assistant à la consultation d'ophtalmologie de l'hôpital Laënnec. Il ouvre un cabinet d'ophtalmologie qu'il gardera jusqu'en 1947.
Ces années de formation, de pratique et de recherche médicales ne l'empêchent pas de se former à l'orientalisme et d'y entreprendre ses premières publications.

«Il apprend le sanscrit, le pāli, le tibétain, le tamoul, un peu de chinois... »

Jean Filliozat est licencié ès-lettres en 1936 avec des certificats d'études indiennes, d'histoire des Religions, d'ethnologie et un diplôme de l'École nationale des langues orientales. Sa première publication d'indianiste, en1931, est un article « Sur la concentration oculaire dans le Yoga ».
Il obtient en 1934 un diplôme des Hautes Études avec une thèse où il compare un texte sanskrit avec des parallèles en d'autres langues de l'Inde et en tibétain, en chinois, en cambodgien, et en arabe. Il soutient en 1946 une thèse de doctorat ès-lettres : « La doctrine classique de la médecine indienne ».
Dès 1931 il participe aux travaux de la société Asiatique, à partir de 1932 à ceux de la Société d'Histoire de la Médecine et de la société de Linguistique et à partir de 1935 à ceux de l'Institut français d'Anthropologie.
Sa vocation profonde pour la recherche scientifique, ses études médicales, son goût pour l'Orient l'ont engagé d'emblée vers l'histoire de la médecine indienne. Mais il ne restera jamais le spécialiste d'une discipline, d'un champ de recherche.




Sa vocation est universelle

Le milieu des maîtres qui l'ont guidé, à l'égard duquel il exprimera toute sa vie sa reconnaissance, a beaucoup contribué à universaliser sa vocation. Sylvain Lévi fut, sans doute, celui qui apporta le plus à son orientation et qui, savant universel(...)


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