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Quand Malesherbes suppliait Louis XVI d’entamer des réformes...

Mémoires inédits présentés et analysés par Valérie André, invitée par Laetitia de Witt

Dans Malesherbes à Louis XVI ou les avertissements de Cassandre, l’historienne Valérie André révèle des mémoires inédits adressés par le ministre au souverain en 1787 et 1788. L’heure est grave, Malesherbes supplie Louis XVI d’agir. Le programme de réformes qu’il soumet au roi est étonnant par son ampleur, sa lucidité et son actualité ! Louis XVI ne le retint pas… L’analyse de ces manuscrits, d’un intérêt historique majeur, permet à Valérie André de mettre en lumière la clairvoyance, le courage, l’humanisme mais aussi le modernisme de ce grand serviteur de l’Etat. Laissons-nous guider sur les pas de Malesherbes, immortel de l’Académie française et de l’Académie des sciences.


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Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes naît en 1721, à Paris dans l’hôtel Lamoignon. Il est le fils de Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil, futur chancelier de France et de sa seconde épouse, Anne Elisabeth Roujault. On ne connaît que peu de chose sur l’enfance de Chrétien-Guillaume. Il n’aimait pas parler de lui et restait très discret quant à sa vie privée. On sait qu’il suivit les leçons du père Porée à Louis-le-Grand. Son indépendance intellectuelle et son peu d’attachement à la religion sont à souligner mais ne l’empêchèrent pas de marcher sur les traces de son père. Il fit en effet son entrée dans la magistrature en 1741 comme substitut du procureur général du parlement de Paris. Il fut successivement conseiller en 1744, premier président de la cour des aides de Paris et directeur de la Librairie en 1750.

Un homme des Lumières
Ainsi responsable de la police du livre et de la censure, il n’hésita pas à soutenir l'Encyclopédie et à porter secours à Diderot. Ce fut aussi pour lui l’occasion de renforcer certaines amitiés, avec Jean-Jacques Rousseau par exemple ou de marquer ses distances comme il le fit avec Voltaire.

L’académicien
1750 fut aussi l’année de son élection à l’Académie des sciences, en remplacement du duc d’Aiguillon. Malesherbes montra très tôt une vraie passion pour la botanique et l’histoire naturelle, qu’il conserva toute sa vie. Il rédigea d’ailleurs plusieurs écrits sur la question agricole. Quelques années plus tard il entrait à l’Académie française où il fut élu le 12 janvier 1775 à l'unanimité. Reçu le 16 février suivant par l'abbé de Radonvilliers, le nouvel immortel choisit pour sujet de son discours de réception : « Du rang que tiennent les lettres entre les différents ordres de l’État ». Il transformait l’exercice rhétorique en profession de foi d’où transparaissait sa profonde humilité. La séance fut triomphale.

L’homme d’Etat
- En 1763, Malesherbes quitta la Librairie de France en soutien à son père qui avait été obligé de remettre les Sceaux à Maupeou. Les méthodes du nouveau chancelier étaient opposées à celles de Malesherbes, Maupeou prônant le retour à l’absolutisme. Le conflit qui s’ouvrit(...)


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