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Catherine Bréchignac, parcours d’une physicienne battante
Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences depuis janvier 2011
Catherine Bréchignac, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences depuis janvier 2011, est surnommée le « cow-boy » dans le milieu scientifique ! Forte tête, mais pas grosse tête, cette femme au caractère affuté et respectée par ses pairs évoque ici ses travaux consacrés aux agrégats d’atomes, la direction du CNRS et son regard de citoyenne sur les OGM.
Catherine Bréchignac est la fille de Jean Teillac physicien et élève d'Irène Joliot-Curie. Sa mère, professeur de physiologie, était amie d'Hubert Curien. Pour autant, Catherine Bréchignac ne se considère pas « fille de » : « Mon père était scientifique et ma mère médecin certes. J’ai baigné dans cette atmosphère mais j’ai surtout bénéficié de l’influence de mes grands[arents qui se sont occupés de moi quand j’étais jeune. Mes parents étaient étudiants quand je suis née ».
Catherine Bréchignac, fée des clusters
En 1994, Catherine Bréchignac reçoit la médaille d’argent du CNRS pour ses travaux sur les « clusters » [ Pour tout savoir sur les clusters, écoutez notre émission en compagnie de [Pierre Braunstein p[-, des agrégats d’atomes en français. Quand elle commence à travailler sur ce sujet, elle est l’une des premières à s’y intéresser.
« J’ai commencé à travailler sur ce qu’on appelle désormais les nanoparticules. Mais à l’époque quand j’ai débuté mes recherches, le mot n’existait pas. Après ma thèse, je suis partie en famille au Canada faire mon post-doc sur les grosses molécules.
Quand je suis revenue en France, j’ai lancé les premières expériences sur les clusters. Ce sont des ensembles d’atomes qui mesurent entre 0,5 nanomètre et 10 nanomètres ».
Ce qui intéresse Catherine Bréchignac au départ, c’est le passage de la phase gazeuse à la phase solide, le tout en construisant l’édifice soi-même. « J’ai utilisé des méthodes de physicienne en utilisant des jets supersoniques pour coller des atomes les uns avec les autres et créer des édifices. J’observais comment les propriétés de ces édifices variaient avec la taille ».
Elle se penche notamment sur les propriétés optiques des agrégats métalliques qui changent de couleur.
Voici pour les agrégats « homogènes » ; mais les clusters peuvent aussi être hétérogènes. Dans ce cas, on les compare à des bonbons mentos avec un cœur métallique et une gangue isolante ou d’un autre métal.(...)
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