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Nicolas de Staël (1945-1955) ou l’éblouissement des couleurs

Visite guidée à la Fondation Pierre Gianadda à Martigny, par Martha Degiacomi et Krista Leuck

La Fondation Pierre Gianadda propose une nouvelle lecture de l’œuvre puissante de Nicolas de Staël, quinze ans après sa première rétrospective. Jean-Louis Prat, le commissaire, a choisi de focaliser cette exposition sur dix ans de 1945 à 1955, période d’intense création qui voit l’artiste créer un langage radicalement nouveau entre abstraction et figuration. Un reportage sur place de Krista Leuck.


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Canal Académie a fait le déplacement à Martigny, en Suisse, à la Fondation Pierre Gianadda. Son fondateur Léonard Gianadda, membre de l'Académie des beaux-arts, a créé en 1978, il y a donc plus de 30 ans, cette institution artistique mondialement renommée pour l’excellence de ces activités culturelles, notamment des expositions et des concerts de tout premier plan.
Cette remarquable exposition du peintre russe Nicolas de Staël, un des artistes européens les plus influents de l’après-guerre réunit une centaine d’œuvres en provenance des plus grandes collections d’Europe et des États-Unis.

C’est en compagnie de Martha Degiacomi, l’historienne d’art de la Fondation, que nous offrons à nos auditeurs une visite guidée exceptionnelle.

Nicolas de Staël, le maître de la couleur, de la matière, du mouvement

Rapidité de travail et de maturation, ou fulgurance, est la marque de cet artiste au destin hors-normes dont la carrière se brisa tragiquement au pied du Fort Vauban à Antibes en 1955. Les historiens de l’art ne cessent de relire cette œuvre à la lumière de la modernité, et Jean-Louis Prat est un de ses plus fidèles connaisseurs.

Pour nous éclairer d’emblée sur cette oeuvre, reprenons quelques passages du catalogue de l’exposition signés par son commissaire :

« De 1945 à 1955, en dix années menées tambour battant, qui résument la quasi-totalité de son œuvre, Nicolas de Staël s’est engagé dans une voie picturale sans cesse renouvelée. Dans une progression fulgurante dont on ressent chaque étape de façon décisive, il pressent, à l’inverse de Kandinsky et Mondrian abandonnant au début du XXe siècle la figuration pour aller vers l’abstraction, le besoin impérieux d’imposer une nouvelle trajectoire et réflexion à tous les sujets qu’il va désormais aborder. Sur cet autre rivage de son œuvre, tout se lit et vit d’autre manière. Dans ce temps de paix revenue, Staël offre à la peinture un espoir immense. Dans un travail acharné, l’intuition côtoie en permanence le doute et l’urgence. L’instinct est là, toujours en éveil, qu’il précise en 1945 dans une lettre adressée à son ami Jean Adrian : "Pour moi l’instinct est de perfection inconsciente et mes tableaux vivent(...)


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