Rencontre avec l’académicien
Entretien avec un artiste prolifique, par Marianne Durand-Lacaze
Pour Jean Clair, ne pas posséder sa langue, c’est être exilé dans sa propre patrie. L’académicien né en 1940 dans un milieu de paysans dit son ivresse, toujours renouvelée, mois après mois, année après année, d’utiliser les mots et de les découvrir : "le plus grand trésor qu’on puisse posséder". Polyglotte, il ne défend pas la langue française mais la maîtrise de la langue envers et contre tout, dans le domaine de l’art qu’il connaît si bien, comme ailleurs.