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Chopin vu par Chopin : George Sand et les séjours à Nohant (5/7)

Jean-Pierre Grivois raconte la vie de Frédéric Chopin à travers ses lettres

Comment évolue la relation entre George Sand et Frédéric Chopin au fil des années ? Vivent-ils le parfait amour ? Jean-Pierre Grivois nous révèle des lettres inédites sur cette idylle qui finira par s’éteindre au bout de neuf années.


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Durant la période de 1839 à 1846, Frédéric Chopin passe chaque année l’été à Nohant avec George Sand. En 1844, il a la joie d’accueillir sa soeur aînée Louise pendant trois semaines en France et l’emmène à Nohant. Chopin parle de ses séjours à Nohant dans ses lettres à sa famille. Ces lettres sont une véritable mine d’informations et montrent admirablement sa personnalité, car il s’y confie apparemment totalement.

Son état de santé et le renvoi des domestiques

Voici des extraits d’une de ces lettres qu’il écrit aux siens le 16 Juillet 1845. Il y évoque sa santé, Pauline Viardot : la célèbre cantatrice, la visite de sa soeur Louise, des actualités du moment, des nouvelles scientifiques, des domestiques de George Sand et de bien d’autres choses :

« Nous sommes ici depuis plus d’un mois. Madame Viardot, arrivée en même temps que nous est repartie au bout de trois semaines. Nous nous portons tous admirablement bien. Je ne suis pas fait pour la vie à la campagne, mais l’air pur est une jouissance pour moi. Je ne joue pas beaucoup, mon piano est désaccordé ; j’écris moins encore, c’est la raison pour laquelle vous n’avez rien reçu de moi depuis si longtemps. Je suis toujours d’un pied chez vous et de l’autre dans la chambre voisine où la maîtresse de maison (George Sand) travaille et, en ce moment, pas du tout chez moi mais, comme d’habitude, dans des mondes étranges. Ce sont certainement des espaces imaginaires mais je n’en éprouve aucune honte… Ne dit-on pas chez nous : « Il est allé en imagination au couronnement ? » Et moi, je suis éperdument un vrai mazur, aussi ai-je sans réfléchir davantage composé trois nouvelles Mazurkas. »

Dans cette même lettre, Frédéric Chopin parle d’un autre évènement :

« J’ai reçu une invitation pour l’inauguration du monument érigé à Beethoven, à Bonn-sur-le-Rhin. Elle m’a été adressée par le comité qui fait élever cette statue. Vous pouvez penser si j’irai. Cependant, si vous étiez en quelque lieu des environs, peut-être me mettrais-je en mouvement. » Chopin a été extrêmement sollicité par Mendelsohn et Schumann pour venir à cette inauguration. Mais finalement, il attache beaucoup plus d’importance(...)


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