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1810 : Napoléon épouse Marie-Louise, mariage politique et idylle romanesque

Avec l’historien David Chanteranne, invité de Laetitia de Witt

Politique, dynastie et sentiment, voilà les trois éléments à l’origine du mariage de Napoléon Ier avec Marie-Louise, le 2 avril 1810. Après avoir vaincu l’Autriche, Napoléon épousait la fille de l’empereur qu’il venait de battre, qui se trouvait aussi être la petite nièce de Marie-Antoinette. Cette union devait apporter la paix et surtout un héritier. Deux cents ans après, revenons sur cet événement politique et... romanesque !


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Vers le mariage

Napoléon est resté longtemps indécis avant de se séparer de Joséphine. Il l'aimait encore et surtout doutait de sa stérilité. En 1809, deux faits l'amenèrent au divorce. Il échappa de justesse à un attentat qui lui fit ressentir le besoin d'avoir un fils pour pérenniser l'avenir de l'Empire. D'autre part, Marie Walewska étant enceinte, les doutes sur sa stérilité étaient levés. Dès lors, les événements s'enchaînèrent.

Le 20 décembre, le divorce par consentement mutuel de Napoléon et Joséphine était prononcé aux Tuileries, suivi quelques jours plus tard par l'annulation religieuse du mariage. Désormais libre, Napoléon pouvait s'enquérir d'une nouvelle impératrice. Dix-huit candidates furent retenues, trois arrivèrent en lice : Anne, soeur du tsar Alexandre et Marie-Louise, fille de l'empereur d'Autriche, puis une princesse de Saxe. Le choix de l'heureuse élue, par trop diplomatique, fut réglé par un conseil privé, qui se tint le 21 janvier 1810. Certains comme Fouché ou Cambacérès optaient pour le mariage russe. Talleyrand, quant à lui penchait pour l'union autrichienne. C'est finalement Napoléon qui trancha en repoussant l'alliance russe, vexé par le peu d'enthousiasme montré par la cour de Russie. Des démarches furent aussitôt entreprises en direction de l'Autriche par l'intermédiaire de l'ambassadeur d'Autriche à Paris, Schwarzenberg. Menacée de démembrement, l'Autriche accepta la demande française.

 Première étape : demande officielle et mariage par procuration

Le 23 février 1810, Napoléon Ier écrivait à l'empereur d'Autriche François Ier : « Monsieur mon Frère, je fais partir demain mon cousin le vice-connétable, prince de Neuchâtel, pour demander à Votre Majesté Impériale l'archiduchesse Marie-Louise, sa fille, en mariage. Les hautes qualités qui distinguent si éminemment cette princesse, l'avantage précieux qu'elle a de lui appartenir, me font désirer vivement cette union. On me fait espérer que Votre Majesté voudra y consentir. » [Lettre n° 16 287, Correspondance de Napoléon Ier, édition du Second Empire, réimpression 2002, tome X, p. 240]

- La demande envoyée, Napoléon n'avait plus qu'à attendre, chose pénible pour l'empereur. Ne sachant que très peu de chose sur sa future épouse, il(...)


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