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Les sculptures du Mémorial du Mont Valérien : Histoire, mémoire et art

Avec l’académicien Gérard Lanvin, Lydia Harambourg et Chloé Théault

Plusieurs sculptures du Mémorial de la France combattante au Mont Valérien dont l’oeuvre d’artistes de l’Académie des beaux-arts. Pour évoquer ces bronzes représentatifs d’un art de la sculpture classique, retrouvez au micro de Canal Académie, face aux œuvres, Gérard Lanvin, membre de l’Institut, sculpteur de l’Académie des beaux-arts, Lydia Harambourg historienne et critique d’art, correspondante de la section sculpture de l’Académie des beaux-arts et Chloé Théault, directrice des Hauts-lieux de mémoire d’Île-de-France qui nous accueille sur le site.


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Au cours de la seconde Guerre mondiale, dans la France occupée, le fort du Mont-Valérien, situé à Suresnes, sur la ligne des forts de la ceinture parisienne, est utilisé par les nazis comme lieu d’exécution de résistants et d’otages. Les condamnés, pour la plupart issus des prisons environnantes sont fusillés, à l’abri des regards, dans une clairière située en contrebas de la forteresse.


L’état actuel des recherches historiques permet d’identifier plus d’un millier de fusillés. Parmi lesquels Honoré Etienne d’Orves ou les 22 membres du groupe Manouchian.


Conduits à la forteresse, puis dans la petite chapelle avant leur exécution, les condamnés étaient fusillés dans la clairière. Les corps étaient ensuite dirigés vers les fosses communes des cimetières environnants, dans l’anonymat.



Le 1er novembre 1944, le général de Gaulle a souhaité se recueillir dans la clairière, puis au fort de Vincennes, autre lieu de fusillade, en hommage aux morts de la Résistance.


Dès 1945, le Mont valérien est choisi pour accueillir un monument aux morts de la Seconde Guerre mondiale.
En 1946, sous la direction d’Henri Frenay, quinze corps de combattants, originaires de la France et de ses colonies dont deux femmes, et symbolisant les différentes forces de la Résistance, sont déposés dans une crypte provisoire.


Devenu président de la république, le général de Gaulle décide la création d’un véritable mémorial conçu par Félix Bruneau, inauguré le 18 juin 1960.
Chaque année, à la date du 18 juin, la chancellerie de l’Ordre de la Libération y organise une cérémonie de commémoration de l’appel du général pour sauver la France, lancé sur les ondes de la BBC, le 18 juin 40.


Sur une vaste esplanade de 10 000 mètres carrés, un long mur de grès rose a été accolé au rempart en meulière de la forteresse. Au milieu, une grande croix de Lorraine de 12 mètre de haut, elle aussi, en grès rose des Vosges, surplombe la flamme toujours allumée à la mémoire des combattants.


Resté dans son état d’origine, le monument a une forte puissance évocatrice, sur ce contre-mur de grès rose jaillissent à intervalles réguliers, 16 hauts-reliefs, 16 métopes pourrait-on dire, en référence à l’architecture des frontons et aux frises de la Grèce antique.
Chacune de ces pièces de bronze situées en hauteur correspond soit à une bataille, soit au Maquis, soit à la(...)


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