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Chopin vu par Chopin : sa tumultueuse relation avec George Sand (4/7)

Jean-Pierre Grivois raconte Chopin à travers ses lettres

Comment l’attirance est-elle née entre George Sand et Frédéric Chopin ? Comment vit-elle sa relation avec le compositeur ? Comment s’occupent-ils de leurs finances ? Frédéric Chopin est-il destiné à ne composer que pour le piano ? Autant de questions que Jean-Pierre Grivois s’est amusé à décrypter au cours de cette quatrième émission, à l’occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur.


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Dans les émissions précédentes de cette série, nous avions laissé Chopin fin 1836 avec ses premières impressions sur George Sand. Voici la toute première lettre qu'il lui adresse :

« J’ai fait la connaissance d’une grande célébrité, Madame Dudevant, connue sous le nom de George Sand, mais son visage ne m’est pas sympathique et ne m’a pas plu du tout. Il y a même quelque chose en elle qui m’éloigne (…) »

Le reste de la lettre est perdu, mais elle témoigne de ce que ressentait Frédéric Chopin à l’égard de George Sand à ce moment-là. Nous n’avons malheureusement pas de lettres de Chopin pendant cette période et donc, il n’est pas possible de savoir comment a évolué le début de leur relation. Seule une jolie phrase au détour d’une lettre peut en témoigner : « L’aurore [prénom de George Sand] était noyée dans la brume hier, j’espère qu’il y aura du soleil aujourd’hui. » Phrase équivoque qui peut être interprétée de différentes façons...

On retrouve Chopin avec George Sand fin 1838 à Majorque en compagnie des deux enfants de cette dernière : Maurice, 15 ans, et Solange, 10 ans. Loin donc du voyage amoureux que l’on a toujours supposé.

Voici ce qu’il écrit à son ami Julien Fontana lors de son arrivée à Palma le 15 novembre 1838 : « Je me trouve à Palma, sous des palmes, des cèdres, des aloès, des orangers, des citronniers, des figuiers et des grenadiers. Le ciel est en turquoise, la mer en lapis-lazuli, les montagnes en émeraudes. L'air est tout juste comme au ciel (...) Tout le monde est vêtu comme en été... et la nuit on entend partout des chants et des guitares (...) Une vie admirable ! Fais une petite visite à Pleyel car le piano n’est pas encore arrivé (…) Tu recevras bientôt les Préludes (…) Je vais probablement habiter un cloître merveilleux dans le plus beau site du monde : j'aurai la mer, les montagnes, des palmiers, un vieux cimetière, une église de croisés, les ruines d'une mosquée, des oliviers millénaires. Je suis près de ce qu'il y a de plus beau au monde. Je me sens meilleur. » Cette lettre est intéressante car elle relate sa volonté de discrétion vis-à-vis de sa relation avec George(...)


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