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L’importance des insectes pollinisateurs pour féconder les plantes sauvages et cultivées

Avec Romain Julliard, maître de conférences du Muséum national d’histoire naturelle

L’histoire entre les fleurs et les insectes a débuté voilà 250 millions d’années ! La diversité de la flore dépend de la diversité des insectes pollinisateurs. Parmi les champions de la pollinisation : les abeilles, les papillons et les mouches, tous aujourd’hui menacés. Explications avec Romain Julliard, entomologiste au Muséum, initiateur du suivi photographique des insectes pollinisateurs. Cette émission est proposée dans le cadre du partenariat Canal Académie-Muséum national d’histoire naturelle.


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Les insectes pollinisateurs représentent 80% de la pollinisation des fleurs et 35 % de notre alimentation provient de plantes fécondées par leurs soins.

Pour cela, les fleurs usent de plusieurs stratagèmes : le nectar tout d'abord, liquide sucré très énergétique, attire les insectes qui peuvent disséminer par inadvertance du pollen. Le parfum des fleurs, leurs couleurs, sont aussi là pour guider les insectes jusqu'à elles.

Championnes toutes catégories de la pollinisation, les abeilles qui se nourrissent de pollen et le dispersent aux alentours. Bourdons, abeilles domestiques, abeilles sauvages,... il en existe quelque 900 espèces en France. Au peloton des pollinisateurs, on trouve ensuite les papillons, les syrphes (mouches noir et jaune qui ressemblent étrangement aux guêpes), les coléoptères, les longicornes, les punaises « véritable jungle à portée de main qui est aujourd'hui en danger » précise Romain Julliard.


Mortalité des abeilles et conséquences économiques


Actuellement, on ne dispose que de très peu de chiffres sur l'amenuisement de la diversité des insectes pollinisateurs. En revanche, les apiculteurs connaissent les pertes de leurs abeilles domestiques : jusqu'à 70% de leurs abeilles ne passent pas l'année.
« Soyons clairs, au départ leur mortalité est la conséquence d'un manque de ressources alimentaires. Et puis elles ont aussi besoin d'une diversité dans leur régime. Il y a bien sûr les pesticides qui ont fait beaucoup de mal, mais aussi les parasites (comme les poux des abeilles) » explique l'entomologiste.
Parallèlement on observe des espèces très communes et très abondantes dans les jardins. Mais, comme le résume Romain Julliard : « la diversité a besoin de la diversité ».

On ne connait pas encore les risques économiques que provoquerait une mortalité accrue des abeilles. Cependant, Romain Julliard observe que(...)


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