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Le roman Tant de feuilles emportées par les jours : des imprimeurs dans les tourmentes révolutionnaires

Jean Mauduit met en roman la vie de Sébastien Bottin et des imprimeurs Didot

La vie, les réussites et les épreuves de la famille des Didot, imprimeurs nationaux et fournisseurs officiels de l’Institut de France, et celles de créateur du bottin, ont inspiré à Jean Mauduit son roman Tant de feuilles emportées par les jours. Il nous entraîne dans les tourmentes de l’Histoire et dans les secrets de l’imprimerie, autant dire de la liberté de penser et d’écrire.


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On peut faire, on le sait, un véritable roman tout en s'inspirant de personnages liés à l'Histoire. Mais choisir un personnage lié à l'histoire de l'Institut de France est plus rare ! Le roman qui s’intitule « Tant de feuilles emportées par les jours » et que l'on doit à Jean Mauduit (publié chez Flammarion) y réussit pourtant.

Tant de feuilles, ne vous y trompez pas, ce ne sont pas les feuilles des arbres emportées par le vent d’automne, mais des feuilles de papier, d’imprimerie, puisqu’il s’agit en réalité de l’histoire d’une grande famille d’imprimeurs, les Didot, qui ont régné pendant deux siècles sur l’imprimerie française.

Sous deux personnages principaux, Firmin Bodin et Sébastien Mongeot, se cachent Firmin Didot, le fondeur, graveur et imprimeur de génie, et Sébastien Bottin, le créateur du fameux bottin. Jean Mauduit nous présente dans cette interview ces deux personnages qui, avec leur famille, vont se trouver mêlés à toutes les convulsions de l’époque, la Révolution, la Terreur, l’Empire, la Restauration, les barricades, la Révolution de 1830, etc. Si bien que le lecteur se trouve emporté dans un tourbillon où tout est à la fois romanesque et historique.

- Firmin Didot, le vrai, il faut sans doute le rappeler, fut élu à l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1790, comme membre libre. Il était l’imprimeur officiel de l’Institut, créé en 1795.
« Firmin, avec sa lourde tête auréolée d'une abondance de cheveux châtains que l'âge avait à peine touchée, son jabot de dentelle, son habit bien coupé, l'air de sérénité bienveillante dont son visage était empreint, s'était donné toutes les apparences de l'homme éminent qu'il était devenu. N'était-il pas, avec Pierre son aîné, l'inventeur de la stéréotypie, qui marquait une date dans l'histoire de l'imprimerie et plus encore de la culture ?... Le Premier Consul avait autorisé Pierre à installer ses presses au Louvre dans l'ancien local de l'Imprimerie royale, et Firmin avait reçu le titre d'imprimeur officiel de l'Institut ; il envisageait de se présenter à l'Académie française, fort de ses œuvres personnelles car il tâtait de la littérature. C'était lui qui avait traduit en vers tout un volume de poésie ancienne, les Bucoliques de Virgile, les Idylles(...)


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