Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Jacques Duquesne : « Le meilleur moment de ma vie ? La fin ! »

Le co-fondateur du Point se révèle entre moments-clés et vision d’un journalisme moral

Jacques Duquesne, journaliste puis écrivain est aussi co-fondateur du magazine Le Point. Il raconte ici les pires et les meilleurs moments de son parcours professionnel, les rencontres et les défis, ses livres et les nouveaux médias auxquels il croit.


Bookmark and Share

Jacques Duquesne a de quoi remplir l'heure de l'émission consacrée à sa vie et à son parcours. En effet, cet ancien de La Croix cristallise à lui seul une grande période du journalisme français. Une période où les rédactions favorisaient l'enquête sur le terrain, payant le prix de la qualité et de la vérité. Pour ses débuts dans le métier, lui échoit l'Algérie. Il y séjourne de longs mois et s'efforce de voir clair dans la complexité de la guerre.

- «C'était un vrai imbroglio ! Il y avait en fait trois guerres : une guerre franco-FLN, une guerre algéro-algérienne et une guerre franco-française. N'oublions pas qu'en 1962 il y avait des chars devant l'Assemblée nationale ! Nous étions au bord d'une guerre civile.»

Il rencontre le général Massu, se souvenant encore de l'heure exacte, 7 h 30 du matin, et du lieu : un bureau très long perché tout en haut d'Alger et surplombant la baie. La question de la torture est lancée, les réponses sont complexes. Massu fait promettre à Duquesne de ne rien dire sur leur rencontre.

Les débordements politiques et militaires font couler beaucoup d'encre et les articles de Jacques Duquesne figurent régulièrement à la une... de quoi accélérer une carrière. On ne peut que résumer quelques étapes : entrée à Panorama chrétien (1964-70) puis à L'Express (1967-71) où il devient rédacteur en chef.

- «Un jour l'Express me fait signe. Le magazine n'existait sous sa forme de «news magazine» que depuis 2 ans. Le directeur voulait un style commun à tous les articles du journal. Il trouvait que j'avais le style "Express". Alors, j'ai commencé à y aller le soir pour réécrire. J'ai d'ailleurs réécrit beaucoup de gens célèbres ; ils me regardaient au début d'un œil douteux. Au final, ce travail me passionnait et j'ai fini par m'y rendre tout le temps. J'ai toujours aimé chercher les formes littéraires.»

En 1971, Jacques Duquesne et cinq autres compatriotes quittent L'Express sans trop savoir où le vent les mènera. Jean-Jacques Servan-Schreiber, fraîchement entré en politique, avait donné un nouveau ton au magazine mais la frontière entre journalisme et politique se faisait de plus en plus mince. « La démission était devenue inévitable au nom de nos principes. » Dans le même temps le célèbre patron de presse Jean Prouvost cherche une équipe pour(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires