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Une histoire du paradis, utopie ou espérance ?

Avec Jean Delumeau, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres

Jean Delumeau nous ouvre les portes du paradis ! Du moins l’historien, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et professeur au Collège de France, évoque-t-il ici les trois volumes qu’il a consacrés à Une histoire du paradis. Voici le bonheur paradisiaque sous toutes ses représentations !


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Après avoir longtemps travaillé sur la peur et sur le péché, à travers différents ouvrages, Jean Delumeau a consacré une série en 3 volumes Une histoire du paradis aux rêves de bonheur de l’humanité occidentale, en explorant de ce fait les différentes figures qu’a pu prendre le paradis du Moyen Âge à nos jours.

- «Les hommes du Moyen Âge l’imaginaient comme une ville aux murs d’or, un royaume des cieux où les élus contemplaient Dieu et connaissaient le bonheur éternel. Un lieu dont les visionnaires ont donné de surprenantes descriptions et dont les beautés ont inspiré pendant des siècles, enlumineurs, peintres, sculpteurs et musiciens.»

Dans les 3 ouvrages : Le jardin des délices, Mille ans de bonheur, Que reste-t-il du paradis ? Jean Delumeau nous démontre comment les représentations du paradis ont perduré, alors même que l’idée du paradis s’effaçait avec les progrès des sciences : ainsi, alors que le paradis s’éloigne peu à peu de la terre, le ciel se déconstruit, mais non l’au-delà que les croyants définissent désormais comme une « utopie », c'est-à-dire comme un non-lieu, et aussi comme une nouvelle vie où les hommes se retrouveront près d’un Dieu d’amour, dans une fraternité universelle.

Nous proposons ci-après aux auditeurs de Canal Académie la lecture d'un extrait d'un superbe texte en pages 467 et 468 du tome 3 d’Une histoire du paradis :

- «A partir de la révolution scientifique du XVIIe siècle, une constatation s’est progressivement imposée : le ciel et la terre appartiennent au même univers et sont soumis aux mêmes lois. Le ciel n’est pas le lieu de Dieu, ce que vérifia naïvement Gagarine qui, en plein XXe siècle, en était resté à l’ancienne conception du ciel.
Dès lors le paradis ne peut plus être défini que comme une « utopie », c'est-à-dire, au sens étymologique de ce mot forgé par Thomas More, comme un « non-lieu ». Est-ce à dire qu’il n’a pas de réalité ? Et redoublement de l’interrogation : les espérances que recouvre le mot « utopie »- cette fois, dans le sens courant-(...)


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