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Pierre-Edouard, sculpteur de l’horizontalité et de l’apesanteur

Rencontre avec Pierre-Edouard reçu au sein de l’Académie des beaux-arts en mars 2010

Comment décrire l’écriture dans l’espace du sculpteur Pierre-Edouard ? Horizontale ? En apesanteur ? L’artiste a le goût du paradoxe et de la métaphore. Indépendant, peintre, pastelliste, graveur, Pierre-Edouard a opté principalement depuis ces vingt dernières années pour la sculpture. Entretien avec un artiste, loin des courants actuels de l’art, en quête du chef-d’œuvre, résolument libre.


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Né en 1959, dans une famille d'artistes, fils du peintre Charles Maussion, Pierre-Edouard, du nom d'artiste qu'il s'est choisi, a fait son apprentissage sous l'œil des amis peintres proches du cercle familial. A neuf, dix ans, c'est donc le monde de l'abstraction lyrique qui le nourrit dans son apprentissage des arts. Ces peintres qui avaient abandonné le dessin, lui ont appris l'existence de l'espace, «parce que ce n'est pas avec les yeux qu'on dessine ou qu'on peint». Il a donc une sensation aigüe de la vibration de l'espace sur la toile ou sur le papier, dont il ne s'est pas départi et qu'il revendique sur son propre terrain, celui de la sculpture. Pendant longtemps, Pierre-Edouard a peint plus qu'il n'a sculpté. Mais depuis vingt ans, la sculpture l'emporte. De son œuvre peinte, il n'a conservé dans son atelier qu'une toile, une des premières exposées à la Galerie Claude Bernard, quand il n'avait que 21 ans, un portrait.






Adolescent, sa découverte, au musée Guimet, des grandes sculptures des Bouddhas de l'art Khmer, lui fait très vite comprendre, que «sa voie passe par les paramètres de cette courbe qui passe partout, dans une tension extrême». Puis viendra la peinture de Van Gogh et surtout celle de Léonard de Vinci. Dans son travail de sculpteur, il cherche le "modelé interrompu", découvert par Léonard de Vinci en peinture, un abord plastique qu'il aime et qui l'intéresse par dessus-tout. Écoutez-le, dans cette émission, parler des Esclaves de Michel-Ange ou de la La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne de Léonard de Vinci : une peinture infinie, un monde en soi par une densification du modelé, qui n'a pas été reprise par la suite, mais avec lequel il se sent en parenté.


Pierre-Edouard a la haine de l'horizontale et de la verticale. Il n'aime que la courbe, le modelé, «ce qui passe», «les formes qui passent les unes dans les autres». Le modelé est par nature dans la courbe, nous dit-il.







Il se situe très loin de l'art conceptuel et tout aussi loin de l'art figuratif, ou d'un retour au métier, ou d'un retour au savoir peindre souhaité par certains, loin aussi, de l'expression instinctive.


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