Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Au pavillon français à Shanghai, sept chefs-d’oeuvre du musée d’Orsay

Présentation par Sylvie Patin, correspondant de l’Académie des beaux-arts, invitée d’Anne Jouffroy

À l’exposition universelle de Shanghaï, le pavillon français exposera sept œuvres d’art prêtées par le musée d’Orsay - une sculpture, L’Âge d’Airain de Rodin, et six peintures : L’Angélus de Millet, Le Balcon de Manet, La salle de danse à Arles de Van Gogh, La Femme à la cafetière de Cézanne, Les Bananes ou Le Repas de Gauguin et La Loge de Bonnard. Sylvie Patin, conservateur général au musée d’Orsay et correspondant de l’Académie des beaux-arts présente ici ces œuvres et explique pourquoi Guy Cogeval, président du musée d’Orsay, et son équipe les ont choisies.


Bookmark and Share

Plus de 240 pays et régions participeront à l’exposition universelle de Shanghai dont l’ouverture est prévue le 1er mai prochain. 70 millions de visiteurs sont attendus jusqu’au 31 octobre, date de la fermeture. Le pavillon français est donc la vitrine de l’excellence culturelle et artistique de notre pays.

Commandé par un collectionneur américain qui n’en prit jamais livraison, L’Angélus de Millet (1857-1859) appartint à plusieurs prestigieuses collections belges avant de revenir en France. Présenté lors de la vente du collectionneur Secrétan à la galerie Sedelmeyer le 1er juillet 1889, le tableau est acquis par une association artistique américaine. Devant l’émoi que suscite le possible départ de l’œuvre outre-atlantique, le collectionneur Alfred Chauchard se substitue au Louvre impécunieux et accepte de débourser la somme faramineuse de 750 000 francs-or pour la conserver sur le sol national.



Dans cette scène monumentale malgré son format réduit, Millet peint un souvenir d’enfance. Il dispose au premier plan deux paysans interrompant leur récolte de pommes de terre afin de réciter la prière de la fin de l’après-midi à l’appel de la cloche de l’église représentée au loin à droite. Entourés des instruments de leurs travaux, fourche, panier et brouette, ils s’élèvent sur l’étendue déserte de la plaine de Chailly-en Bière, proche du village de Barbizon, où Millet, comme nombre de ses confrères du mouvement réaliste, s’est installé.
Pour traiter cette image emblématique du monde paysan et de sa foi profonde, le peintre use d’une gamme de couleurs limitée que vient, néanmoins, animer une lumière crépusculaire issue de l’horizon qui dissimule les visages mais souligne les gestes et les attitudes.
Tout comme La Joconde, l’Angélus a été représenté un nombre incalculable de fois sur des calendriers, des canevas, des meubles, des cahiers d’écoliers, etc. Il est devenu une sorte d’icône de la peinture populaire.



Le Balcon d’Édouard Manet (vers 1868-1869) est un des fleurons de la collection que Gustave Caillebotte légua à l’État. Dans ce tableau tout(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires